Un commando cagoulé vandalise le siège de la CGT

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France Le siège de la CGT à Montreuil. Capture d'écran de Google Street View.
Le siège de la CGT à Montreuil. Capture d'écran de Google Street View.

Le siège de la CGT situé à Montreuil en Seine-Saint-Denis a, deux jours après celui de la CFDT, été lui aussi vandalisé par un véritable commando cagoulé.

Selon Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, le siège de la confédération a, dans la nuit de vendredi à samedi, été victime d'un saccage. Les images enregistrées par les caméras de vidéosurveillance montreraient deux individus portant cagoule et sac à dos franchir les barrières et détruire portes et fenêtres avant de prendre rapidement la fuite dans une opération relevant davantage du commando que de la petite vengeance.

Des individus difficiles à identifier

Selon Philippe Martinez : "Ca s'est fait assez vite. Des individus cagoulés avec des sacs à dos ont franchi les barrières et ont tapé, forcément avec des objets costauds, sur des portes et des vitres qui sont partis assez rapidement" avant d'ajouter que "sur les images de la vidéosurveillance, on voit deux individus". Le secrétaire général du syndicat précise par ailleurs que la police a constaté les dégâts et visualisé les images.

Selon les forces de police, le commando portait des cagoules et était armé de marteaux pour briser les vitres. La police estime que le groupe était "visiblement bien organisé" et que les auteurs du vandalisme "vont être très difficiles à identifier à cause des cagoules. Ca ressemble à un match retour après la casse à la CFDT".

Une attaque condamnée par les politiques

C'est par Twitter que le premier ministre, Manuel Valls, s'est exprimé sur cette attaque : "Condamnation ferme du vandalisme contre le siège de la CGT. Rien ne peut justifier ces attaques contre les acteurs de la démocratie sociale". Myriam El-Khomri, à l'origine de la loi Travail, qui a déclenché l'ire de la CGT et des principaux autres syndicats, a tenu, elle-aussi, à montrer sa "solidarité" avec la confédération en condamnant un acte "intolérable".

Pour certains, cet acte relèverait de la vengeance après que le siège de la CFDT, qui soutien le projet de loi Travail du gouvernement ait été lui-aussi vandalisé vendredi dernier par une centaine de manifestants qui estiment que la CFDT trahi les travailleurs. Le responsable de la CFDT explique que le saccage du siège du syndicat "n’a malheureusement pas été une surprise. Depuis quelques semaines, dans les entreprises, nos militants sont inquiétés, insultés. Des locaux à Béthune, Limoges, Toulouse ont été, soit envahis, soit dégradés. On a entendu dans les médias certains fustiger la CFDT, lui accoler des mots de guerre comme trahison, collabos...".

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