Commande de "Sea Bubble" par Macron : Eckert s'indigne sur Twitter

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Politique
Christian Eckert

Après que le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a annoncé lui-même la commande de deux "Sea Bubble" pour les douaniers de Bercy, le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert est apparu quelque peu irrité de la nouvelle sur Twitter.

Le torchon brûlerait-il entre les deux hommes ? Samedi, alors qu'il était présent au au salon VivaTech, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a annoncé avoir lui-même commandé deux "Sea Bubble" pour les douaniers de Bercy. Précisons qu'ils s'agit là de véhicules fonctionnant à l'énergie solaire et censés pouvoir évoluer sur l'eau, et plus spécifiquement ici sur la Seine.

Une nouvelle étant visiblement restée en travers de la gorge du secrétaire d'État au Budget Christian Eckert. Car, comme le rappellent nos confrères du Figaro, la direction générale des douanes dépend de ce ministère. Le secrétaire d'État a donc décidé de communiquer son indignation sur Twitter tout en semblant manifester une certaine retenue dans ses propos.

Eckert qualifie Macron de "surhomme" sur Twitter

Lesquels ont été les suivants : "Emmanuel Macron passe des commandes de Sea Bubble pour la douane.Il fait donc tout à la fois ce surhomme.Ministre de tous les étages de Bercy?" Il convient d'ailleurs de souligner qu'il ne s'agit pas là de la première fois où Christian Eckert reproche à Emmanuel Macron de venir sur ses plates bandes.

Des tensions déjà présentes sur le sujet de l'ISF ?

Tout récemment, le 23 juin dernier, le secrétaire d'État était en effet revenu, par l'intermédiaire de son blog, sur la question de l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) abordée un peu plus tôt par son collège de l'Économie. Il avait écrit qu'"Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie du Gouvernement auquel j’appartiens, s’exprime sur l’ISF régulièrement. En avril, il évoquait sa disparition en souhaitant lui substituer un impôt sur les successions. Hier à nouveau, il affirmait que l’ISF poserait un problème à ceux qui souhaitent investir.

J’ai, depuis un peu plus de deux ans, veillé à respecter ma conception de la solidarité gouvernementale. Secrétaire d’État en charge du Budget et surnommé parfois 'Ministre des Impôts', je me sens moi aussi aujourd’hui autorisé à donner mon point de vue sur l’Impôt de Solidarité sur la Fortune." Avant d'indiquer un peu plus bas, après avoir rappelé les caractéristiques de l'impôt, que "ce long préambule est nécessaire si l’on veut réagir à l’affirmation d’Emmanuel Macron considérant que l’ISF découragerait l’investissement."

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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