Climat : les pays du Golfe, bientôt complètement inhospitaliers ?

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Environnement Photo d'illustration. Une extrême chaleur.
Photo d'illustration. Une extrême chaleur.

45° en moyenne l'été ? C'est la température qui pourrait régner dans les pays du Golfe persique à l'horizon 2100, faisant de ces lieux des endroits inhabitables pour l'Homme.

Lundi, la revue Nature Climate Change publiait les résultats d'une étude menée par des chercheurs et universitaires américains. Selon eux, et sans changement notable dans le réchauffement climatique, le Golfe persique pourrait devenir un véritable chaudron pour tous ses habitants.

L'été dans le Golfe ? 45°, 80% de chaleur humide

Si la transpiration aide le corps humain à s'accommoder à des conditions de températures extrêmes, il y a toutefois des limites qui doivent être mises en regard avec celles dites du "thermomètre-globe mouillé (qui mêle température, humidité et rayonnements solaires). Pour les chercheurs, celle-ci doit rester "sous un seuil de 35°C" (soit 74° index de chaleur). Et toujours selon eux, "des pics de température humide dans la région [...] vont probablement frôler et dépasser ce seuil". Il faut savoir qu'à 35°, et même en ayant le corps recouvert de sueur, le refroidissement du corps n'st pas en mesure d'être assuré.

Déjà le théâtre d'indices de chaleur phénoménaux, ces pays pourraient donc encore subir pire si les courbes du réchauffement climatique poursuivent leur tendance actuelle. "Au-delà de ce seuil, le corps ne peut pas se rafraîchir et la survie en extérieur d'individus mêmes jeunes et en bonne santé est sérieusement menacée", écrivent Jeremy Pal (Loyola Marymount University de Los Angeles) et Elfatih Eltahir (MIT de Cambridge).

Les premières conséquences pour les populations déjà fragilisées

Dans son édition du 26 octobre, le New York Times évoquait de précédentes études laissant penser que la date butoir de ce phénomène arriverait d'ici 2 siècles. Un scientifique interrogé par le grand quotidien affirme même que sans air conditionné, la vie dans ses régions serait tout bonnement impossible. On pense alors aux personnes pauvres, aux ouvriers de construction qui travaillent déjà dans des conditions très difficiles.

Mais on imagine aussi ce quelle expérience pourrait devenir le pèlerinage de La Mecque, "qui vont devenir dangereux" et ce, sans attendre le tournant du siècle prochain.

Crédits photos : Shutterstock.com

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