Claude Guéant se dit innocent et victime d'acharnement

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France Claude Guéant le 27 mai 2012
Claude Guéant le 27 mai 2012

L'ancien ministre et bras droit de Nicolas Sarkozy, mis en examen dans 6 affaires, et qui incarne les dérives de la politique, clame son innocence sur BFM TV et parle d'instrumentalisation de la justice.

Claude Guéant, l'ancien homme fort du gouvernement de Sarkozy, longtemps homme de l'ombre qui tirait les ficelles avant de devenir ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de son ami alors président, était invité sur BFM politique à revenir sur les six mises en examen portées contre lui.

Claude Guéant se dit victime d'un acharnement

S'exprimant pour la première fois depuis sa garde à vue de mardi, l'ancien homme fort de Nicolas Sarkozy et éternel donneur de leçons a déclaré à notre confrère Apolline de Malherbe dans son émission politique de BFM TV : "Je suis victime d'un acharnement" avant d'ajouter "Je suis l'objet d'une instrumentalisation de la justice". Selon l'ancien ministre, qui aux yeux de nombreux français incarne les dérives de la politique de son mentor, estime que les différentes affaires dans lesquelles il est mis en examen n'ont éclaté uniquement car "tout est fait pour affaiblir Nicolas Sarkozy".

Claude Guéant estime être le seul à payer

Il est revenu sur les irrégularités dans l'attribution des contrats pour les instituts de sondage qui s'étaient traduits par des dépenses folles et sans contrôle auprès de deux sociétés créées par des proches de Nicolas Sarkozy ainsi que des commandes de sondages ne relevant pas du tout de la politique, en déclarant : "Les sondages, c'est absolument indispensable à un gouvernement moderne".

S'exprimant sur les primes en liquide provenant de fonds normalement destinés à la police pour payer leurs indicateurs, il a déclaré : "II aurait fallu que je renonce aux primes? Je suis fonctionnaire, je trouve normal que je sois rémunéré avec des primes" avant d'ajouter "je ne trouve pas normal que je sois le seul à payer les pots cassés". Charge désormais à la justice de décider de son innocence dans toutes ces affaires.

Crédits photos : © AFP Thomas Samson

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