Chômage : l’Etat investit 2,4 millions dans le numérique via des start-up

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France Myriam El Khomri invitée de RTL le 16 septembre 2016
Myriam El Khomri invitée de RTL le 16 septembre 2016

Quatre start-up, issues du numérique, ont reçu une enveloppe globale de l’Etat de 2,4 millions d’euros afin de développer des projets innovants destinés à aider les chômeurs.

A la recherche de nouveaux moyens pour lutter contre le chômage, le ministère du travail a annoncé en fin de semaine que 2,4 millions d’euros ont été accordés à quatre start-up spécialisées dans le numérique. Le financement doit permettre de développer des projets innovants dans le domaine du numérique afin d’aider les chômeurs dans leurs démarches de recherche d’emploi, notamment ceux qui sont éloignés du monde du travail ou qui n’ont pas de plan particulier.

4 start-up du numérique financées pour lutter contre le chômage

Le ministère du travail a indiqué que l’enveloppe de 2,4 millions d’euros avait été attribuée dans le cadre du programme d'investissements d'avenir (PIA). Ce programme va financer les quatre start-up Mindmatcher, Bayes Impact, MonkeyTie et We Tech Care afin qu’elles développent des solutions innovantes pour aider les chômeurs à retrouver un emploi en profitant de tout le potentiel que peut offrir le numérique.

Le consortium NET (Numérique, Emploi, Travail) implique par ailleurs différentes structures publiques telles que Pôle emploi, l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) ainsi que la Fondation internet nouvelle génération (Fing).

Les start-up reçues par Myriam El Khomri

Dans un communiqué, la ministre du Travail explique : « L'ambition du plan NET, c'est d'aller plus loin dans l'union des forces entre le service public et les acteurs de l'innovation pour réduire les inégalités d'accès aux outils du numérique dans le monde du travail. Car la fracture sociale est aussi une fracture numérique. Si l'Etat, à travers le Commissariat général à l'Investissement, soutient le consortium NET, c'est pour que la collectivité bénéficie en même temps des idées nouvelles des start-up et des savoir-faire des opérateurs publics ». La ministre ajoute que « L'objectif, c'est d'aider les jeunes décrocheurs à se réinsérer grâce aux outils numériques, c'est d'aider les demandeurs d'emploi à mieux s'orienter grâce à un traitement intelligent et intuitif des données, c'est tout simplement de faire en sorte que le numérique soit une opportunité pour tous dans le monde du travail ».

Les quatre start-up vont travailler sur des projets différents mais complémentaires. Ainsi, l’entreprise Mindmatcher va développer une plateforme de recrutement dans laquelle les chômeurs pourront valoriser leurs aptitudes sociales, leurs vocations ainsi que leurs aspirations.De son côté, Bayes Impact utilisera le potentiel des bases de données, notamment celles issues de Pôle emploi, afin d’aider les chercheurs d’emploi dans leur stratégie de recherche. Des critères tels que la formation, la reconversion et la mobilité serontnotamment utilisés.

La start-up MonkeyTie,quant à elle, proposera un outil permettant aux chômeurs de trouver des emplois liés à leur personnalité ainsi que leurs compétences. Enfin,We Tech Care va développer le site web clicnjob pour les jeunes éloignés du monde du travail. Des outils pédagogiques et ludiques leur serontproposés afin de les aiguiller dans leurs recherches d’emploi.

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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