Chine : des sites d'information censurés

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International Xi Jinping, président de la République Populaire de Chine
Xi Jinping, président de la République Populaire de Chine

Depuis quelques jours, plusieurs sites d'information se voient censurés en Chine, et ce pour avoir "gravement violé" la réglementation en vigueur pour les sites en ligne.

La liberté de la presse viendrait-elle d'être de nouveau égratignée ? En Chine, le régulateur de la toile a requis des principaux portails du pays (incluant notamment Sina, Sohu et Netease) ainsi que de plusieurs autres sites d’information de démanteler leurs services d’actualité.

Et depuis lundi, il est impossible de consulter sur ces sites des pages concernant l'actualité nationale. Les liens menant à ces contenus n'ont pas été supprimés, mais le résultat est le même puisqu'ils conduisent à des messages d'erreur. Le Monde rapporte que ces plates-formes ont également eu à clôturer les comptes publics de ces rubriques sur les réseaux sociaux.

Censure en Chine : des sites auraient "gravement violé" les règles

Selon les médias chinois, l’instance de contrôle de l’Internet reproche à ces sites d'avoir "gravement violé" la réglementation en vigueur pour les sites Web.

Et d'après une source anonyme de l'Administration chinoise du cyberespace (ACC), soit l’organe de censure de la toile chinoise, ces plates-formes auraient "téléchargé et publié un grand nombre d’informations de presse collectées et éditées par eux-mêmes" sans avoir obtenu d'autorisation officielle, ce qui aurait conduit à provoquer des "effets particulièrement nocifs".

Des responsables locaux critiqués après les intempéries

Depuis le début de la semaine dernière, Pékin et le nord de la Chine connaissent de fortes intempéries ayant déjà causé la mort de 170 personnes et le déplacement de plusieurs millions d'individus. Et les médias d'avoir mis en cause des responsables locaux dans la gestion apparemment reprochable de la situation.

Rappelons au passage qu'en début de mois, le géant Tencent avait été rappelé à l'ordre après avoir publié un article erroné sur le président Xi Jinping. Enfin, pour la dizaine de journalistes qui s'occupaient de la rubrique "Actualités sérieuses" de Phœnix, l'un des sites d'information censurés, il n'est pas question de parler de fin d'activité selon un ancien de l'équipe : "ils vont éviter de se faire remarquer pour l’instant, éviter les interviews".

Crédits photos : Flickr

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