Charlie-Hebdo : l'imprimerie investie par les frères Kouachi va rouvrir

Par , publié le
France L'imprimerie de Dammartin-en-Goële où s'étaient retranchés les frères Kouachi le 9 janvier 2015
L'imprimerie de Dammartin-en-Goële où s'étaient retranchés les frères Kouachi le 9 janvier 2015

Après 18 mois de travail pour rebâtir son entreprise, Michel Catalano, le patron pris en otage par les frères Kouachi, va rouvrir son imprimerie.

Le nom de Michel Catalano ne vous dit peut-être rien, mais il fait pourtant partie des victimes indirectes de l’attaque de Charlie Hebdo le 9 janvier 2015. Cet homme est le propriétaire de l’imprimerie CTD de Dammartin-en-Goële dans laquelle les frères Kouachi s’étaient retranchés et avaient été abattus par les hommes du GIGN.

1 an et demi après ces évènements tragiques, l’imprimerie va enfin rouvrir ses portes. La fin d’un long calvaire pour Michel Catalano et ses employés.

Une entreprise détruite

L’imprimerie DTC restera à jamais comme l’endroit qui a marqué la fin de la cavale meurtrière des terroristes qui ont « tué Charlie Hebdo ». Pendant 1 heure 30, Chérif et Saïd Kouachi avaient pris Michel Catalano en otage alors que dans le même temps, l’un de ses employés restera caché sous un évier, ce qui permettra d’aiguiller le GIGN.

Les deux terroristes seront finalement abattus par les forces de l’ordre au terme d’une dernière fusillade faisant d’énormes dégâts dans l’imprimerie. La façade est criblée de balles, mais pire encore, 3 machines d’une valeur de 100 000 chacune seront détruites.

Une reconstruction comme une thérapie

Devant les caméras de France 3, Michel Catalano est revenu sur son parcours du combattant pour reonconstruire son entreprise, mais également se reconstruire lui-même. Grâce aux indemnisations de l’État, de ses assurances, d’une collecte de fonds sur internet et à un prêt de 500 000 euros le chef d’entreprise pourra réinvestir 1,8 million d’euros dans son entreprise.

Un parcours compliqué que Michel Catalano a pris comme une thérapie. L’homme confiant qu’il aurait été plus simple de fermer l’entreprise et partir sur une autre activité. Mais le chef d’entreprise souhaite repartir encore plus fort. Pour cela, il a doublé ses effectifs et souhaite diversifier son activité. Mais l’attaque des frères Kouachi restera toujours dans un coin de sa tête. Dans la reconstruction, Michel Catalano a fait construire une deuxième porte de sortie dans l’usine, la présence d’une seule porte au moment de la prise d’otage l’ayant empêché de fuir.

Crédits photos : © AFP/Archives Joël Saget

Partager cet article