Chanteloup-les-Vignes : l'IGPN saisie suite à des soupçons de violences policières

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Société Un gardien de la paix a été légèrement blessé dimanche près d'un bâtiment du ministère de l'Intérieur  à Pantin
Un gardien de la paix a été légèrement blessé dimanche près d'un bâtiment du ministère de l'Intérieur  à Pantin

Vendredi dernier, le parquet a saisi l'IGPN suite à des violences policières ayant supposément eu lieu une semaine auparavant lors d'une intervention dans les Yvelines.

Une source policière rapporte que vendredi dernier, soit le 23 octobre, le parquet a saisi l'IGPN (Inspection générale de la police nationale, également appelée "police des polices") suite à des violences policières ayant supposément émaillé une intervention datée du 17 octobre à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines).

Ce soir-là, comme nous le relatent nos confrères de Ouest-France, les policiers du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine procèdent à l'interpellation d'un homme suspecté de trafic de stupéfiants. Et à en croire une vidéo tournée par une habitante du quartier, l'opération se serait déroulée de manière musclée.

Soupçons de violences policières à Chanteloup-les-Vignes : le suspect porte plainte

On y voit ainsi les forces de l'ordre essayant de faire rentrer le suspect dans une voiture, avant que l'un des policiers ne lui assène un coup au visage alors que l'individu est menotté. Les images montrent ensuit ce même fonctionnaire traîner le suspect au sol. L'avocat de ce dernier, Me Scemama, a indiqué par voie de communiqué avoir porté plainte le lundi suivant pour "violences volontaires aggravées, non-assistance à personne en danger et faux en écriture publique visant les six fonctionnaires signataires du procès-verbal d'interpellation".

Les forces de l'ordre auraient été blessées durant le menottage

En ajoutant que son client "conteste" avoir pris part à un trafic de drogue, mais ayant en revanche été victime de "violences physiques d'une extrême gravité", incluant un "coup au visage une fois menotté, jeté et traîné au sol inconscient", et ce alors qu'il "n'opposait aucune résistance ni verbale, ni physique". D'après une seconde source policière, le suspect a été interpellé alors qu'il détenait des stupéfiants, et s'est "rebellé en portant des coups" aux autorités durant son menottage. D'apparentes violences qui auraient causé une entorse à la cheville d'un fonctionnaire et une dent cassée chez l'autre. Le suspect a été placé en détention provisoire en attendant sa comparution le mois prochain devant le tribunal correctionnel de Versailles pour, entre autres, "rébellion, provocation directe à la rébellion et violences volontaires à l'encontre de deux fonctionnaires de police". Notons au passage que les images de la vidéo montrent également l'un des policiers tirer avec son flash-ball en direction d'un autre individu qui s'était approché avec un sac plastique. Pour cette même source policière, il s'agissait là de disperser un "groupe d'individus hostiles".

Crédits photos : © AFP Patrick Kovarik

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