Cerveau et muscles : plusieurs communications selon les sports

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Santé
Un homme et une femme en exercice de musculation

Une étude rapporte que selon les sports pratiqués, le cerveau et les muscles communiquent entre eux de manière différente durant l'activité.

Si l'on pouvait penser que la relation entre le cerveau et les muscles était plus ou moins la même lorsqu'une activité physique, quelle qu'elle soit, était engagée, une étude vient s'opposer à cette idée. Parue il y a peu dans la revue Muscle & Nerve, elle révèle ainsi que la communication entre la tête et les jambes / bras se veut différente selon les sports pratiqués.

Dans le cadre de cette étude, quinze personnes en bonne santé ont été sollicitées, un groupe que l'on pouvait d'ailleurs scinder en trois catégories. La première concernait des individus qui pratiquaient la course de fond avec 98 kilomètres engloutis en moyenne par semaine; la seconde renfermait quant à elle des adeptes de la musculation à raison de 4 à 8 heures d'exercice hebdomadaire effectuées pendant quatre ans, et enfin la troisième catégorie comportait des personnes qui ne s'étaient pas livrées à une activité physique régulière depuis au moins trois ans.

Communication cerveau / muscles : les coureurs de fond se fatigueraient moins longtemps

Au moyen de capteurs placés sur les quadriceps, les chercheurs ont procédé à l'étude et l'analyse des réponses musculaires de chaque volontaire pendant que ces derniers se tenaient en position de squat. De leur observation, il en est ressorti que les réactions à l'effort apparaîtraient plus rapides chez les coureurs de fond, avec, comme nous le décrit Pourquoi Docteur ?, des muscles qui se chaufferaient plus vite et une activation des fibres musculaires qui se voudrait plus intense chez ces personnes.

Cardio-training : une adaptation naturelle pour l'être humain ?

De leur côté, le groupe des haltérophiles et celui des sédentaires afficheraient des réactions à l'effort plus lentes. Les responsables de l'étude indiquent qu'"entre autres, cette information suggère que les haltérophiles et les sédentaires étaient plus susceptibles de se fatiguer plus tôt." Pour eux, cette enquête pourrait avoir démontré l'adaptation plus aisée et naturelle de l'être humain à des activités physiques comme le cardio-training, et au contraire plus de difficultés avec la pratique de la musculation.

Crédits photos : Syda Productions / Shutterstock

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