Centrafrique : nouvelle accusation de viol pour un militaire français

Par , publié le
International Un soldat français de l'opération Sangaris à Bangui le 4 juin 2014
Un soldat français de l'opération Sangaris à Bangui le 4 juin 2014

Le 30 août dernier, l'ONU en Centrafrique a été alertée d'un possible viol commis il y a un an sur une jeune fille par un militaire français. La victime présumée a depuis donné naissance à un enfant.

Il y a quelques mois, l'armée française devait faire face à des accusations de viols commis sur des mineurs en Centrafrique. Et en mai dernier, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian acceptait de déclassifier l'enquête menée en interne par l'armée en 2014, de manière à permettre aux juges français et centrafricains de disposer d'une vision supposément étendue du dossier.

Zeid Ra’ad Al Hussei, Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, vient aujourd'hui mettre un peu plus à mal l'image de l'armée hexagonale en annonçant que le 30 août dernier, le personnel de l'ONU en Centrafrique a été alerté sur un possible nouveau viol commis par un militaire français sur une jeune fille. Celui-ci appartiendrait, nous informe l'AFP, à la force militaire française Sangaris.

Viol présumé en Centrafrique : une jeune fille porte plainte pour reconnaissance de paternité

Il est supposé que lorsque la victime présumée a été agressée sexuellement, elle s'apprêtait à sortir de la période de l'adolescence. On apprend de même qu'elle a accouché en avril dernier d'un enfant éventuellement conçu avec le militaire français incriminé. La jeune fille a depuis porté plainte auprès des autorités locales pour reconnaissance de paternité.

L'ONU prête à coopérer dans l'enquête

Zeid Ra’ad Al Hussein, cité par un communiqué de l'ONU, indique que "ceci est la dernière d’une série d’allégations effroyables d’abus et d’exploitation sexuelle par des troupes étrangères en RCA". Le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme a également déclaré que les autorités françaises ont été informées de cette nouvelle allégation, en ajoutant que l'ONU est disposée à répondre aux requêtes visant à faire progresser l'enquête. Il n'a aussi pas manqué d'appeler à une condamnation systématique et proportionnelle des militaires reconnus coupables des faits reprochés : "Tous les militaires reconnus coupables, qu’ils soient des Nations unies ou d’un autre pays étranger, doivent être condamnés à des peines qui correspondent à leurs crimes."

Crédits photos : © AFP/Archives Marco Longari

Partager cet article

Pour en savoir plus