Les cas de polio au plus bas, mais à quand son éradication ?

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Santé
Une enfant vaccinée contre la polio au Pakistan.

Si le nombre de cas de poliomyélite atteint un nombre historiquement bas, sa disparition n'est pas encore effective. L'OMS la vise à l'horizon 2019.

Depuis le début 2016, seuls 27 nouveaux cas de polio ont été dénombrés dans le monde. Et si l'OMS vise l'éradication de cette maladie contagieuse en 2019 grâce à un programme mondial mêlant public et privé, les efforts doivent être maintenus.

Une chute vertigineuse des cas de polio...

Les chiffres peuvent impressionner car entre 1988 et 2015, on dénombrait 350.000 cas contre 74 l'année dernière. Pour autant, l'OMS se refuse à parler d'éradication car les cas subsistant encore dans 3 pays (15 au Pakistan, 8 en Afghanistan, 4 au Nigeria) pourraient à eux seuls engendrer, comme le relève Le Point, "la réapparition de 200.000 nouveaux cas, chaque année, au cours des 10 ans à venir".

Zubair Wadood, coordinateur pour l'OMS de la lutte contre la maladie infectieuse au Pakistan, précise pour les deux premiers pays cités : "nous avons développé une approche communautaire de la vaccination, en ayant des vaccinateurs locaux pour frapper aux portes, de préférence des femmes".

...pour une éradication en 2019 ?

C'est en 1988 que l'initiative international de lutte contre la polio (IMEP) voyait le jour. Un programme public/privé chapeauté par l'OMS et qui regroupe toujours des gouvernements nationaux,  l'OMS, Rotary International, des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis et l'Unicef, et parfois avec le soutien de partenaires privés comme la Fondation Bill & Melinda Gates. Si tous ces grands acteurs visent la disparition de la maladie dans 3 ans, il en est une autre qui inquiète.

Et c'est Le Point qui parle d'une sorte de maladie assez proche de la polio, ou plutôt qui évoque un article du Quotidien du médecin datant de début octobre. Si un seul cas a été recensé dans notre pays, le media spécialisé indique que les autorités de santé outre-Atlantique ont peur de ce syndrome "qui avait affolé les États-Unis en 2014, frappant au moins 120 personnes en quelques mois, sans qu'aucune cause n'ait pu être établie".

Crédits photos : Asianet-Pakistan / Shutterstock.com

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