Carambar pourrait se faire avaler par Lutti

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Économie carambar

Mise en vente par son propriétaire Mondelèz, la marque Carambar pourrait revenir sous giron français avec le rachat par Lutti.

On aurait pu croire à une blague, mais c’est pourtant sérieux, la très célèbre marque Carambar pourrait repasser sous une marque française. Son propriétaire, Mondelèz, souhaite se désengager de multiples marques. Selon le site Challenges, Carambar, mais également Kréma, la Pie qui chante, Michoko et Cachou sont tous concernés par un vaste désengagement. Les remaniements ont été opérés depuis octobre 2015, avec notamment la vente de Carte Noire, Grand’Mère et Jacques Vabre.

Parmi les intéressés, le groupe Lutti, détenu en majorité par des capitaux allemands, mais dont le siège social est situé en banlieue parisienne. La production des bonbons Alequin, Surprizz, Diabolo, BigFizz est d’ailleurs d’origine française.

Lutti se porte candidat

"Si Mondelēz était vendeur, le rachat de Carambar ferait sens pour une entreprise comme Lutti et son actionnaire familial, Katjes", explique Sébastien Berghe, PDG du groupe français Lutti dans un entretien avec le Figaro. Si la vente était effective, la marque Carambar, créée en 1954 à Marq-en-Baroeul par la société Delespaul-Havez, connaitrait son cinquième propriétaire après Danone en 1980, Cadburry en 1998, Mondelèz International en 2011.

Carambar, un savoir-faire français

Créée par hasard après le dérèglement d’une machine, selon la légende, l’usine dans le Nord produirait près de 5000 Carambars à la minute. "L’ensemble, qui compte deux usines, l’une à Saint-Genest dans la Vienne, l’autre à Marcq-en-Barœul dans le Nord, réalise 150 M€ de chiffre d’affaires", indique Challenges. "Un poids léger économiquement mais hautement sentimental dans le pays".

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