Béziers : projet d'attentat déjoué contre un camp de nudistes au Cap d'Agde

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France Illustration. un homme nu à la plage.
Illustration. un homme nu à la plage.

Un homme, déjà en détention pour apologie du terrorisme, a écopé de 6 mois supplémentaires pour avoir projeté un attentat contre un camp de nudistes.

C'est un homme assez connu à Béziers qui comparaissait vendredi à la barre du tribunal. Alain C., Français de 44 ans converti à l'islam, avait été condamné en octobre 2015 à un an de prison pour apologie du terrorisme.

Cette fois, il écope de 6 mois supplémentaires pour avoir projeté de commettre un attentat contre un camp naturiste au Cap d'Agde (Hérault), sous prétexte qu'il n'aime pas les "culs-nus".

Béziers : retour sur une première condamnation

L'homme était le gérant d'un restaurant nommé Toubib Burger à Béziers. Il proposait à ses clients, entre autres, des menus appelés Menus Burger, Famas, AK47, M16 ou encore Grenade.

Les policiers avaient découvert chez lui un fusil, et d'après le quotidien Midi Libre, il "portait à l'époque un tee-shirt sur lequel figurait la chahada, la profession de foi de l'islam, reprise par le groupe terroriste Daesh sur son étendard". Alors qu'il était auditionné par les enquêteurs, l'homme reconnaissait avoir usé d'"un peu de marketing" pour attirer sa clientèle.

L'homme dénoncé par ses co-détenus

Fiché S par la DGSI, le prévenu avait déjà été condamné auparavant pour détention de cannabis, de fusils d'assaut et d'une arme de poing, tout en étant soupçonné de connaître Mohamed Merah, l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban il y a 4 ans.

Retour à l'audience de vendredi : Midi Libre nous apprend que "Les accusations reposent sur le témoignage de plusieurs détenus qui l'accusent de prosélytismes, d'appels à la prière trop bruyants, de propos antisémites et donc d'avoir dit qu'il voulait commettre un attentat au Cap d'Agde car il n'aimait pas les 'culs nus'". Si le prévenu a admis "le tapage", il parle d'"acharnement".
Mais pour le procureur, "il n'y a pas d'acharnement. Cette procédure est le résultat de plusieurs plaintes et de menaces. Il est des sujets sur lesquels on ne plaisante pas. Commettre un attentat en est un".

Quant à son avocat, il avait plaidé la relaxe car son client "n'est rien d'autre qu'une grande gueule".

Crédits photos : Shutterstock.com

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