Cannes : 6 mois ferme pour avoir partagé des astuces pour fabriquer des bombes

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France Photo d'illustration. La justice.
Photo d'illustration. La justice.

Un ancien agent municipal partageait ses tutoriels sur Facebook. Des vidéos qu'il regrette avoir relayées en ligne à l'époque, mais qui lui valent aujourd'hui une peine de 6 mois de prison ferme.

Un agent saisonnier d'entretien, autrefois employé par la ville de Cannes a été condamné lundi à 12 mois de prison dont 6 ferme. En cause, la publication sur Facebook de vidéos de type "tutoriels", expliquant comment mettre au point des bombes artisanales.

Il a nié tout lien avec le terrorisme

Devant le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes), le prévenu âgé de 40 ans s'est ainsi défendu : "C’est juste des vidéos que j’ai vues sur YouTube et que j’ai partagées. C’est idiot de ma part, surtout à cette période. Mais je n’ai jamais été religieux et je n’ai aucun lien avec le terrorisme".

C'est le service en charge de la veille numérique de la municipalité qui s'est aperçu de la publication de ces vidéos. Par la suite, le parquet de Grasse s'est saisi de l'affaire.

Un prévenu déjà condamné

Déjà condamné pour destruction et recel, l'homme gère deux comptes personnels sur Facebook, ainsi qu'une page référencée dans la catégorie "organisation politique". Durant l'audience, le président du tribunal a rappelé : "Vous vous prenez en photo avec une arme, vous publiez des vidéos qui nous expliquent comment transformer un téléphone en détonateur et vous semblez vous intéresser au C4, un explosif".

Pourtant, l'ancien agent municipal dit condamner "fermement les actes terroristes", et affirme qu'il n'a "aucun lien avec les Frères musulmans". Quant à l'avocate générale, elle a pointé : "Le problème, c’est que ces publications sont inquiétantes, voire particulièrement dangereuses. Elles peuvent être interprétées comme un encouragement au passage à l’acte et à mener des actes terroristes".

En outre, une employée de la société d'intérim dans laquelle était inscrit le prévenu avait déposé une main courante afin de signaler un "changement de comportement" ainsi qu'un "tempérament dépressif". L'homme aurait lancé, dans un moment d'emportement, que "le jour où [il] partirai[t], ça fera des dégâts et [il] ne partirai[t] pas seul".

Crédits photos : Shutterstock.com

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