Canicule : coup de chaud sur la choucroute d'Alsace

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Économie Illustration. Du chou à choucroute.
Illustration. Du chou à choucroute.

Le nouvel épisode de canicule qui touche le Nord-est de la France a aussi des conséquences sur la production de choux à choucroute d'Alsace. Les producteurs redoutent une récolte record, mais pas dans le bon sens du terme.

Pour le chou à choucroute d'Alsace, tout se joue entre août et décembre, qui est la période de récolte des différentes espèces. Mais les épisodes de canicule qu'a connu le quart Nord-Est de la France, et particulèrement l'Alsace, font craindre une mauvaise récolte pour les producteurs de la région.

"Vingt-huit degrés, pour le chou, c’est bien"

L'AFP a contacté Jean Klieber, conseiller pour le chou à la chambre d’agriculture de la région. Pour lui, pas de secret : "28 degrés, pour le chou, c’est bien. A partir de 32-35 degrés, la plante ferme les pores par lesquels elle transpire, les feuilles se recroquevillent", explique-t-il. Seulement, ces derniers jours, les températures dépassent allègrement les 35 degrés. Et certains producteurs commencent à désespérer, tout comme Laurent Heitz, dans le Bas-Rhin : "On attend en vain la pluie mais on n’y croit plus trop (...) Les têtes des choux pèsent au maximum 2 kg alors qu’elles devraient en faire 6 ou 7", dit-il avec amertume.

L'agence de presse précise que pour 2015, selon la quantité de précipitations qui auront lieu pendant le mois de septembre, la récolte globale devrait accuser un recul de 25% à 50% par rapport à une année moyenne.

Le chou alsacien, 70% du volume français

Ce qui n'a pas arrangé les affaires du chou alsacien, ce sont certes les fortes chaleurs diurnes, mais aussi les températures nocturnes, qui peinent à retrouver des valeurs normales. Alors certes, certains gros producteurs sont en capacité financière d'irriguer les plantations, technique qui ne n'était pas pratiquée il y a quelques décennies. Mais le coût est important, et pour être rentable, 1 hectare de choux doit produire 80 tonnes.

La grande crainte est celle d'une année "blanche", mais tous espèrent pouvoir continuer à produire du chou, qui bénéficie depuis moins de 3 ans seulement d'une Indication géographique protégée, label de qualité.

Crédits photos : Shutterstock.com

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