Cancer du sein : traitée 22 fois du mauvais côté

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Santé
Cancer du sein

Le centre de radiothérapie du CHI de Créteil a reconnu s'être trompé dans le traitement du cancer du sein d'une patiente, traitée 22 fois du mauvais côté.

A Créteil (Val-de-Marne), une femme a reçu des soins à 22 reprises pour un cancer du sein... du mauvais côté. Et c'est l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), organisme de tutelle dans le domaine, qui a révélé l'erreur il y a quelques jours après que l'établissement hospitalier eut révélé l'incident.

"une conjonction d'éléments"

Tout a commencé le 6 novembre 2015, quand le conjoint de la patiente observe "des rougeurs anormales sur le côté sain de sa femme", rapporte Le Parisien qui révèle l'affaire. Alertés, les manipulateurs en radiographie, qui ne font que suivre les ordres du radiothérapeute, s'aperçoivent de l'erreur.

Pour le Dr Bruno Housset, chef du service de pneumologie au CHI de Créteil, "C’est une conjonction d’éléments qui a conduit à cette erreur. La patiente présentait des troubles cognitifs insoupçonnés et n’avait pas de syndrome tumoral sur le sein". A l'antenne d'Europe1, il a ajouté : "D'une part il n'y avait pas de trace de chirurgie visible, et d'autre part cette femme avait des troubles de compréhension et de communication qui ont fait qu'elle n'a pas dit qu'on se trompait de coté".

Le Centre hospitalier de Créteil prend des mesures

C'est à l'occasion de la première séance de radiothérapie que tout est parti de travers : l'équipe soignante, lors d'une séance dite "de simulation", a tout programmé sur le mauvais côté du corps et la patiente n'en a rien dit.

Depuis, le CHI a revu les modalités de sa prise en charge : un dossier médical disponible à toutes les étapes, avec une traçabilité accrue. Et les proches seront plus impliqués, surtout quand des soucis de communication surviendront. De son côté, l'ASN effectuera un contrôle du CHI dans les 6 premiers mois de cette année. Bastien Poubeau, de l'Agence de sûreté nucléaire, affirme : "Cet événement classé au niveau 2, sur notre échelle qui en compte huit, est significatif mais aux conséquences modérées. Il n’y a pas de risque de décès, de handicap".

Crédits photos : shutterstock.com

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