Cancer de la prostate : Les ultrasons focalisés offrent des résultats très encourageants

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Santé Image d'illustration d'un bloc opératoire.
Image d'illustration d'un bloc opératoire.

Le traitement du cancer de la prostate grâce aux ultrasons focalisés représente une alternative beaucoup moins traumatisante pour les patients. Les résultats d’une première phase de test sont très encourageants.

À l’approche de leur 50e anniversaire, les hommes doivent surveiller de près leur prostate. En effet, 58 000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont recensés chaque année et 8 000 malades en meurent chaque année. Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme devant le cancer du poumon et le cancer du côlon.

Si jusqu’ici, les traitements étaient plutôt lourds pour les patients, une nouvelle méthode à base d’ultrasons permettrait de soigner la maladie avec beaucoup plus de précision.

Un traitement moins traumatisant

C’est via une étude publié dans la revue scientifique European Urology et mise en avant par l’Association française d’urologie (AFU) que l’efficacité du traitement aux ultrasons. Jusqu’ici, le traitement du cancer de la prostate nécessitait un traitement local ou une opération chirurgicale très invasive et engendrant de nombreux effets secondaires.

Les ultrasons concentrés à haute-densité sont beaucoup moins contraignant puisqu’ils ciblent très précisément les tissus cancéreux. Grâce à une sonde endorectale, ces ultrasons passent à travers la paroi rectale et sont focalisés la partie malade de la prostate. La chaleur intense dégagée par les ultrasons provoque la destruction du tissu cancéreux à l’intérieur de la zone ciblée.

Les effets secondaires réduits

Une phase de test sur 111 malades a prouvé l’efficacité du traitement aux ultrasons. 89 % des patients étaient toujours en vie au bout de deux ans sans traitement radical. Autre avantage, les effets secondaires liés à l’opération dans le traitement classique sont vraiment estompés.

Ainsi, 97 % des patients traités aux ultrasons ne souffraient pas d’incontinence urinaire et 78 % ne rencontraient pas de problèmes d’érection. Pour le moment, ce type de traitement est applicable aux patients les moins à risque, soit 20% des hommes atteints du cancer de la prostate.

Crédits photos : Dmitry Kalinovsjy/shutterstock.com

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