Cancer de la prostate : Un traitement issu des fonds marins

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Santé
Photo d'illustration. Un bloc opératoire.

Une molécule découverte chez une bactérie vivant dans les fonds marins pourrait révolutionner le traitement contre le cancer de la prostate.

La mer pourrait-elle devenir la solution la plus efficace pour soigner les patients atteints de cancer de la prostate ?

Selon la revue scientifique The Lancet Oncology, des scientifiques ont mis au point une nouvelle thérapie non chirurgicale à base de bactéries issues des fonds marins.

Des bactéries injectées dans la tumeur

Cette nouvelle méthode de soin du cancer de la prostate a été baptisée « thérapie photodynamique vasculaire ciblée » a été mise au point grâce à des tests effectués dans 47 centres hospitaliers européens.

La première étape consiste à localiser précisément la tumeur à traiter afin d’y injecter du padeliporfine, le médicament issu de bactéries qui vivent habituellement dans les grands fonds. Ces bactéries ont la particularité d’être inoffensives dans l’obscurité et de s’activer en présence de lumière.

Une fois injectées, les chirurgiens activent donc les bactéries grâce à la technologie laser, ces dernières se chargent alors de détruire les tissus de la tumeur sans endommager tissus sains.

Près de la moitié des patients guéris

Les résultats de ce nouveau traitement sont très encourageants puisque sur les 413 patients atteints d’un cancer de la prostate à faible risque qui ont reçu le traitement, 49 % sont en rémission complète après la thérapie contre 13,5 % seulement dans un autre groupe de patients non traités.

De plus, contrairement à la chirurgie qui entraîne de nombreux effets secondaires, l’utilisation des bactéries n’a pas provoqué de dysfonctionnements sexuels ou urinaires chez les patients soignés.

Ce traitement pourrait donc constituer une véritable alternative et limiter les risques liés aux cancers de la prostate à faible risque pour lesquels de nombreux patients sont traités et souffrent d’effets secondaires bien lourds par rapport à la gravité réelle de la maladie.

Crédits photos : Dmitry Kalinovsjy/shutterstock.com

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