Cancer du col de l'utérus : le frottis pour une prévention quasi-systématique

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Santé
Une cellule cancéreuse en 3D.

Dans le cadre d'une nouvelle campagne de prévention, l'Institut national du cancer que le frottis de dépistage prévient, dans neuf cas sur dix, un cancer du col de l'utérus.

Chaque année en France, ce sont quelque mille femmes qui succombent à un cancer du col de l'utérus. Un chiffre que l'Institut national du cancer (INCa) entend sensiblement réduire par une nouvelle campagne de prévention destinée à une frange bien précise de la population.

Comme l'indique Sciences et Avenir, sont ainsi directement ciblées ces plus ou moins 40% de femmes de 25 à 65 ans qui ne se livrent pas, tous les trois ans, à un frottis de dépistage individuel. Il s'agit pourtant là de la fréquence recommandée par les autorités sanitaires.

Frottis de dépistage du cancer du col de l'utérus : nouvelle campagne

Des frottis qui, rappelons-le, permettent de détecter des lésions précancéreuses et d'agir avant que ces dernières n'aboutissent à un cancer. Selon l'INCa, le cancer du col de l'utérus peut être prévenu dans neuf cas sur dix grâce au frottis.

La campagne de prévention lancée en ce lundi prend place "dans la perspective d'une généralisation du dépistage organisé" , un dépistage attendu pour intervenir en 2018. En 2015, ce sont 3.000 cancers du col de l'utérus qui avait été diagnostiqués, avec toutefois une hausse constatée des cancers graves. Et alors que dans les années 90, les patientes pouvaient espérer une survie à 5 ans dans 68% des cas, cette probabilité s'est réduite à 62% dans les années 2000.

Dépistage organisé généralisé : moins 30% de nouveaux cas ?

Pour le responsable du département du dépistage à l'INCa Frédéric Debels, la généralisation du dépistage organisé devrait conduire à faire reculer de 30% les nouveaux cas et les morts découlant de la maladie. Les motifs pouvant expliquer ce relativement faible taux de dépistage sont multiples : après 50 ans, les femmes sont plus réticentes en raison d'un suivi par leur gynécologue généralement moins bon que celui connu pré-ménopause; vivre dans un milieu défavorisé apparaît également tel un facteur défavorable, et les femmes atteintes d'une longue maladie d'être de même concernées.

Crédits photos : jovan vitanovski/shutterstock.com

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