Cameroun : un double attentat suicide fait 42 morts et des blessés

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Des forces de sécurité évacuent un corps après un attentat-suicide à Maroua, la capitale de l'Extrême-nord du Cameroun, le 22 juillet 2015

Hier jeudi, un double attentat suicide au Cameroun a tué 42 personnes et fait une centaine de blessés. Les attentats ont eu lieu près de la frontière avec le Nigéria.

Jeudi matin, deux attentats suicides quasi simultanés ont endeuillé la ville de Kerawa dans le nord du Cameroun tout près de la frontière avec le Nigéria. La première explosion s'est produite dans un marché et la seconde près d'un camp militaire.

42 morts et une centaine de blessés

Le bilan s'est alourdit dans la soirée de jeudi et l'on dénombrait au moins 42 morts et une centaine de blessés selon les sources sécuritaires camerounaises. Selon le chef de la division de la communication du ministère de la santé, Didier Badjeck, les deux attentats auraient été commis par deux femmes kamikazes en provenance du Nigéria voisin. Il précise par ailleurs que "géographiquement, Kerawa est située au niveau de la frontière. Et c'est aussi le cas du marché de cette localité. Les gens sont arrivés et ont frappé. Ça veut dire qu'ils sont en train de fuir le dispositif que nous avons mis place. Comme ce dispositif sécurisé est bien tissé à l'intérieur du territoire, autour des grandes villes, ils cherchent à nous disperser".

Des soupçons qui se portent sur Boko Haram

Auparavant déjà, cinq attentats suicides en moins de trois mois, tous attribués à la secte islamiste nigériane Boko Haram avaient endeuillé cette région du Cameroun et avaient fait une cinquantaine de morts. Depuis deux ans, le nord du Cameroun, frontalier avec le Nigéria et le Tchad, est la cible d'actes terroristes de la part de Boko Haram. Attaques, attentats suicides et enlèvements sont les armes de terreur de l'organisation terroriste.

Le Cameroun s'est engagé dans une lutte contre l'organisation Boko Haram via une coalition avec le Niger, le Nigéria, le Tchad et le Bénin. Cela faisait cinq semaines que la région de Kerawa connaissait une certaine accalmie. Ces attentats ont donc relancé le processus de peur voulu par les terroristes.

Crédits photos : © AFP/Archives

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