Cambadélis : "Les socialistes qui parrainent Macron seront exclus du PS"

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Politique
Jean-Christophe Camnbadélis, premier secrétaire du PS le 7 février 2017 sur BFMTV.

Le PS, par la voix de son premier secrétaire, est passé à la vitesse supérieure en ce qui concerne le sort réservé aux parlementaires qui soutiennent ouvertement Emmanuel Macron.

Jean-Christophe Cambadélis était l'invité mardi matin de Jean-Jacques Bourdin sur le plateau commun BFMTV/RMC. Et en ce qui concerne les relations que peuvent entretenir certains parlementaires socialistes avec la candidat Macron, les choses sont désormais claires, fini les simples menaces : "J'ai dit, et je n'ai pas bougé, que ceux qui le parraineraient ne seraient plus au Parti socialiste. On ne peut pas être à la fois dans l'équipe du Parti socialiste et parrainer l'équipe adverse".

Les députés déjà concernés

Parmi ceux ayant déjà franchi la ligne jaune, citons les députés Christophe Caresche et Gille Savary, qui ne se sont pas encore clairement décidé. Ce qui n'est pas le cas d'Alain Calmette, qui a clairement affirmé soutenir Emmanuel Macron. Tout comme le plus connu des élus, le maire de Lyon Gérard Collomb, qui a assuré que "bien sûr, sans problème", il serait exclu.

Pour Christophe Borgel, l'un des organisateurs de la primaire à gauche, la sanction est également évidente. En évoquant les parlementaires candidats à leur ré-élection et qui ont réclamé l’investiture du PS, il a affirmé: "Eux-mêmes considèrent qu'ils ont besoin de cette investiture socialiste. Pour eux, comme pour les autres, la ligne rouge c'est le parrainage".

Des menaces qui en rappellent d'autres, et pas si anciennes

Parmi la quinzaine des élus concernés par ces menaces d'exclusion, citons le cas de Christophe Montaner qui ne semble pour autant guère effrayé par la décision du premier secrétaire : "Je vais certainement parrainer Macron, si je devais craindre les menaces de Cambadélis, je ne ferais pas de politique".

Il y a quelques mois, une même menace planait déjà sur la tête des frondeurs qui ne soutiendraient pas la loi Travail. Mais d'exclusion au final, il n'y eut point. Cependant, le message a le mérite d'être clair.

Crédits photos : Capture écran YouTube

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