Cambadélis : le positionnement de Sarkozy, "une menace considérable pour le pays"

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Politique Jean-Christophe Cambadélis
Jean-Christophe Cambadélis

Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis s'est récemment exprimé sur Nicolas Sarkozy et son programme pour sa campagne de 2017. Pour lui, le positionnement affiché par l'ex-exécutif français est "une menace considérable pour le pays".

Il en faut peu pour constater que le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Jean-Christophe Cambadélis n'est pas favorable aux propositions de Nicolas Sarkozy, telles qu'énoncées par ce dernier dans son nouveau livre Tout pour la France.

Dans un entretien accordé à nos confrères du Monde, M. Cambadélis estime ainsi que le positionnement de l'ancien président de la République est "une menace considérable pour le pays". Et de poursuivre : "Il a pris une responsabilité terrible devant la France. Il avait abaissé les frontières avec son discours de Grenoble en 2010, il propose une nouvelle frontière aujourd’hui à la droite et à l’extrême droite".

Programme de Sarkozy : "ahurissant" et "provovaceteur" pour Cambadélis

Et tout comme l'avait signifié le Premier ministre Manuel Valls jeudi sur l'antenne de BFMTV, le premier secrétaire du PS prête lui aussi à Nicolas Sarkozy un flirt avec l'extrême droite : "Au delà de la restauration sarkozyste, il s’agit d’un programme commun entre la droite décomplexée et l’extrême droite recentrée, autour de deux thèmes : l’autorité et l’inégalité. Sarkozy a imposé à l’ensemble de la droite son calendrier, ses propositions, son terrain politique."

Jean-Christophe Cambadélis considère que le programme de l'ex-leader des Républicains est "ahurissant, en terme de dépense publique, de remise en cause des acquis sociaux. Il est même provocateur".

"Hollane reste la carte maîtresse de la gauche"

Alors que la majorité gouvernementale fera sa rentrée en tout début de semaine prochaine à Colomiers, M. Cambadélis appelle à ce que le gouvernement porte "son bilan, qui est contrasté mais positif", en taclant de nouveau Nicolas Sarkozy au passage : "Au moment où la croissance redémarre et où le chômage baisse, il serait paradoxal de ne pas souligner que nous avons redressé le pays, malgré l’ardoise que nous avait laissée la droite en 2012."

Le secrétaire se veut dans le même temps toujours désireux que Français Hollande soit de la primaire socialiste prévue pour se tenir début 2017 :  "J'ai dit depuis longtemps que je l'espérais. Je respecte la totalité des candidats. Mais François Hollande reste la carte maîtresse de la gauche."

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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