Cagnes-sur-Mer : elles refusent de retirer le drapeau tricolore de leur balcon

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Deux habitantes de Cagnes-sur-Mer se refusent à retirer le drapeau français de leur balcon, alors que le syndic de leur immeuble leur en ont exprimé la demande.

Arlette et Anne-Marie sont des habitantes de Cagnes-sur-Mer occupant la même résidence. Et si ces deux femmes et amies, respectivement âgées de 76 et 72 ans, font aujourd'hui l'actualité, c'est en raison de leur refus exprimé à l'égard du syndic de leur immeuble leur demandant de retirer le drapeau français de leur balcon.

Bref retour en arrière. Suite aux attentats du 13 novembre dernier ayant fait 130 morts, le président de la République avait invité chaque Français à rendre hommage à la mémoire de ces victimes en mettant en place un drapeau français à leur fenêtre. Une demande qu'Arlette et Anne-Marie avaient favorablement accueillie, comme le rapportent nos confrères de France Bleu.

Hommage aux victimes du 13 novembre : deux habitantes de Cagnes-sur-Mer veulent maintenir leur drapeau

Et près de trois mois plus tard, ces deux amies ont chacune reçu un courrier du syndic J&E Noailly requérant d'elles le retrait du drapeau tricolore de leur balcon. Au motif qu'il est défendu de "modifier l'aspect" de la façade de l'immeuble. Révoltées, Arlette et Anne-Marie refusent de se soumettre à la volonté du syndic.

"Ce n'est pas parce que deux mois sont passés qu'il faut tout oublier !"

Pour Arlette, la précision de drapeau "français" n'apparaît pas anodine : "Ce qui veut bien dire qu'il y a une antipathie profonde pour le drapeau français sinon ils auraient marqué drapeau tout court !" Et Anne-Marie de manifester une ferme intention de ne pas plier : "Je suis française, ce sont nos couleurs, ma famille a été décimée en 1914 pour défendre notre liberté, et mon drapeau restera à sa place ! Ce n'est pas parce que deux mois sont passés qu'il faut tout oublier !" Les deux femmes ont présenté la lettre à la mairie annexe du Cros de Cagnes qui va donc interpeller l'exécutif sur la question. Et ce même si le signataire de la missive Éric Noailly semble n'avoir voulu faire appliquer que le respect de la loi : "Compte tenu des derniers événements nous avons été tolérants et leur avons laissé la possibilité de laisser pendre leur drapeau en façade. Il était temps de revenir à la réalité et de se conformer au règlement de copropriété."

Crédits photos : doctor_bob / morgueFile

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