Caen : Condamné pour apologie du terrorisme, un lycéen renonce à faire appel

Par , publié le | modifié le
Faits Divers Le tribunal correctionnel de Caen
Le tribunal correctionnel de Caen

Un jeune homme qui avait été condamné à deux ans de prison pour apologie du terrorisme, a finalement renoncé à faire appel de cette décision.

Finalement, ce sera la prison. Un lycéen qui avait été condamné à de la prison ferme pour apologie du terrorisme, a fait savoir qu’il renonce à faire appel. Une décision quelque peu inattendue, qui condamne de facto, le jeune homme à deux ans de prison. Âgé seulement de 18 ans, ce lycéen domicilié à Hérouville en Normandie, avait posté sur twitter, une série de messages contre la France, une semaine après les attentats de Paris.

Lors de son audition au tribunal correctionnel de Caen le 10 décembre dernier, il était établi qu’il avait posté près de 70 pages de tweets en soutien à l’Etat Islamique, et exprimant sa haine pour la France, menaçant également l’Imam de Drancy, considéré comme trop modéré.

« Bac + 5 préparateur de guerre civile »

Prenant les tweets du jeune homme très au sérieux, son compte twitter avait été fermé, puis arrêté. Parmi les messages postés, il se disait notamment "Bac+5 préparateur de guerre civile", ou félicitant les auteurs des attentats de Paris : "Mon plus beau souvenir du Bataclan, ptdr". Un de ses messages invitait également ses autres abonnés à "faire craquer la France comme ils ont fait craquer nos pays".

« Je me suis inventé un personnage »

Lors de son audition en décembre dernier, le lycéen avait alors exprimé ses regrets, déclarant qu’il s’agissait surtout d’un "délire", et ne pensait pas du tout ce qu’il écrivait. "Je me suis créé un personnage. En réalité, je suis pas du tout comme ça." Une défense également soutenue par son avocat, décrivant le jeune homme comme "un gamin normal. En dehors de twitter, il n’y a rien du tout". Des arguments qui n’avaient pas convaincu la procureure de la République de Caen. Il purge actuellement sa peine en prison depuis novembre.

Crédits photos : google street view

Partager cet article

Pour en savoir plus