Burundi : la terreur s'installe et les américains sont invités à partir

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International Un véhicule militaire avec des hommes menottés circule dans Bujumbura le 11 décembre 2015
Un véhicule militaire avec des hommes menottés circule dans Bujumbura le 11 décembre 2015

Depuis la réélection de Pierre Nkurunziza, les violences commises par le pouvoir ne cessent de s'amplifier au Burundi, les États-Unis invitent leurs ressortissants à quitter le pays.

Depuis les attaques du vendredi 11 décembre au Burundi, la répression visant les insurgés s'est intensifiée. A Bujumbura, le pouvoir a abattu une centaine de jeunes considérés comment étant des insurgés. Face à cette montée de la violence, les États-Unis ont invité leurs ressortissants à partir.

La répression s'intensifie à Bujumbura

Depuis le 11 décembre, les différents quartiers de Bujumbura, la capitale du Burundi, vivent au rythme des exécutions et des rafles quotidiennes visant les jeunes hommes. La nuit, des policiers, des militaires et même des agents des services secrets pénètrent dans les quartiers censés abriter les insurgés pour enlever les jeunes hommes et commettre des exécutions extrajudiciaires. Selon RFI, qui s’appuie sur des sources policières, ce dimanche plus de 150 jeunes étaient "parqués dans la cour de la Brigade spéciale de recherche de la police et une centaine d'autres dans les enceintes du Service national de renseignement". Ces jeunes détenus vivent dans des conditions extrêmes, ils dorment dehors, sont souvent privés de nourriture et certains auraient même subi des tortures.

Les violences n'ont fait que de s'intensifier depuis la réélection de Pierre Nkurunziza le 21 juillet, la communauté internationale a commencé à s'alarmer le 6 novembre craignant des violences ethniques à grande échelle et le 8 décembre, l'ONU a mis en garde contre les risques de génocide.

Les États-Unis invitent leurs ressortissants à quitter le Burundi

Dimanche, le département d’État américain a publié un communiqué dans lequel il demande à tous ses ressortissants de quitter le Burundi au plus vite. Dans ce communiqué il précise également que l'ambassade américaine au Burundi ne peut offrir "que des services d'urgence très limités à ses citoyens", les ressortissants sont donc invités à se renseigner sur la façon dont ils pourront quitter le pays. Dimanche, le Canada a également invité ses ressortissants à quitter le pays après que 87 burundais aient été tués vendredi.

Crédits photos : © AFP STRINGER

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