Bronchiolite : les urgences pédiatriques de Toulouse débordées

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Santé Bébé examiné
Bébé examiné

La fin d'année 2015 a donné lieu à un redoublement des cas de bronchiolite, en particulier à Toulouse où les urgences pédiatriques peinent à suivre.

Fin novembre, on nous annonçait une arrivée précoce de l'épidémie de bronchiolite en France. Le docteur Daniel Lévy-Bruhl, en charge de l'Unité infections respiratoires et vaccinations de l'InVS, s'attendait même à un caractère plus important de l'infection :

"On n'est pas dans une situation d'alerte, [mais] l'épidémie est plus précoce que les deux années précédentes. Elle est d'ampleur au moins aussi importante que celle des deux années précédentes et il se pourrait bien qu'elle soit même plus importante." Il apparaît en tout cas que de nombreux cas de bronchiolites ont été observés durant la fin d'année 2015, en particulier aux urgences pédiatriques de l’hôpital des Enfants du CHU de Toulouse.

Toulouse : augmentation de l'attente aux urgences des patients atteints de bronchiolite

Et alors que ce centre hospitalier avait procédé, à la mi-novembre et comme le rapporte Francetv info, à la mise en place d'une organisation censée permettre une meilleure prise en charge des "épidémies hivernales", de plus en plus de patients se sont retrouvés en position d'attente. On nous informe au passage que plus de 500 patients pédiatriques ont été reçus sur le week-end du 25 au 27 décembre.

Des recommandations à suivre

Pour réduire au maximum les situations désespérées, l’Agence Régionale de Santé Midi-Pyrénées, l’Union Régionale des Professionnels de Santé et le CHU de Toulouse préconisent une nouvelle fois de suivre ces quatre points :

  1. Ne pas attendre et contacter soit le médecin traitant, soit le pédiatre ou soit SOS Médecins (à Toulouse) au numéro suivant : 05 61 33 00 00 accessible toute la journée.
  2. S'en remettre au "39 66 Allo Docteur" après 20h00, la nuit, le week-end ou les jours fériés.
  3. Ne pas tarder à appeler le 15 (SAMU) ou le 112 depuis un téléphone portable si l'on estime qu'une ou plusieurs vies sont en danger.
  4. Ne pas se déplacer aux urgences et d'y patienter avec un enfant si l'état de santé de ce dernier ne justifie pas sa présence.
Crédits photos : anitapeppers / morgueFile

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