Brexit : négociations difficiles pour l'adhésion du Royaume-Uni à l'UE

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International David Cameron et François Hollande à l'Elysée, le 15 février 2016
David Cameron et François Hollande à l'Elysée, le 15 février 2016

Le Royaume-Uni négocie actuellement un accord permettant son adhésion à l'Union Européenne. Un accord est indispensable pour éviter une probable sortie du Royaume. La France a posé des conditions.

C'est un marathon de négociations qui s'opère actuellement afin de trouver un accord pour le somment européen de jeudi et vendredi à Bruxelles. Le spectre du Brexit, craint par de nombreux pays européens, plane toujours. Une telle sortie porterait un coup à l'Union Européenne dont elle pourrait ne pas s'en remettre.

La France pose des conditions

Hier matin, David Cameron, le Premier ministre britannique et François Hollande se sont réunis à l'Elysée afin de poser les bases d'un accord. A la sortie de cette réunion, les deux hommes n'ont pas fait de déclaration mais l'entourage du président français a fait savoir qu'"il y a une volonté politique de conclure" cependant, "il y a encore du travail, en particulier sur la gouvernance économique".

François Hollande a posé quatre conditions sine qua non à cet accord. Il refuse la moindre révision des traités européens mais aussi des principes fondamentaux de l’Union. Il s'oppose à une Europe à la carte. Enfin, il ne souhaite pas que des pays n'appartenant pas à la zone comme le Royaume-Uni aient un droit de veto sur l’approfondissement de la zone euro.

L'épineuse question des droits sociaux britanniques

David Cameron souhaite réduire l'accès aux droits sociaux aux travailleurs étrangers employés au Royaume-Uni pendant une durée de quatre ans. Cette mesure est très décriée notamment par la Pologne mais aussi la Hongrie, la République Tchèque et la République Slovaque. De nombreux citoyens de ces pays sont effectivement employés au Royaume-Uni.

Ces quatre pays jugent discriminatoire une telle mesure et contraire aux règles de libre circulation des travailleurs au sein de l'Union Européenne. L'Allemagne, qui connait une vague massive d'afflux de réfugiés, pourrait elle-aussi être tentée par une telle démarche qui pousserait les nations d'Europe centrale et d'Europe de l'est à refuser un accord avec le Royaume-Uni.

Crédits photos : © AFP MATTHIEU ALEXANDRE

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