En Bretagne, une grand-mère harcelée après une fausse annonce coquine

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Faits Divers
Photo d'illustration. Un smartphone.

Trois mamies avaient voulu faire une blague à l'une de leurs amies, une sexagénaire. Résultat, un harcèlement qui a duré 2 ans et qui a conduit à une dépression.

Au départ, trois mamies ont voulu faire une bonne blague à une autre femme âgée de 62 ans, et qui se trouvait être leur amie. L'objet du délit ? Une fausse annonce quelque peu coquine publiée dans un quotidien de la région de Guingamp qui disait : "Femme cherche homme entre 60 et 65 ans, pour balades, sorties, aime l'amour et les caresses, amitié, honnête, fidèle".

Un calvaire de plus de 2 ans

Et ce n'est pas tout, puisque le numéro de téléphone de Louisette (prénom modifié par Le Télégramme, qui rapporte l'affaire) accompagnait ces quelques mots. Ainsi, entre avril 2014 et septembre 2016, elle aura reçu quantités de textos et autres appels plus ou moins graveleux. Et elle n'avait pas souhaité changer de numéro, afin dit-elle de "conserver les preuves".

Elle finit par découvrir que c'est l'une de ses amies, sexagénaire aussi et accompagnée de deux autres copines quant à elles septuagénaires, qui a fait le coup "pour rigoler". Sauf que cette blague a conduit Louisette a être hospitalisée en juillet 2015 en raison d'un stress intense.

L'affaire portée devant la justice

"J'avais déjà porté plainte dès que j'ai identifié l'auteur de l'annonce, qui reconnaissait pourtant les faits, contrairement aux deux autres. Mais elle n'avait eu qu'un rappel à la loi. Alors, cette fois, j'ai pris un avocat", indique-t-elle au quotidien régional.

Elle réclame à son ancienne amie la somme de 5.000 euros pour usurpation d'identité, atteinte à l'honneur et troubles à la vie privée. L'affaire a été mise en délibéré au 16 mars prochain.

Crédits photos : ponsulak/Shutterstock.com

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