Brest : des manifestants réclament la fermeture d'une mosquée

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Société
La Mosquée de Paris

Samedi, quelque 150 personnes ont manifesté à Brest pour obtenir la fermeture d'une mosquée, alors que l'imam du lieu de culte apparaît contesté depuis maintenant plusieurs semaines.

La police fait état de quelque 150 manifestants s'étant réunis samedi à Brest pour réclamer la fermeture de la mosquée Sunna, soit l'un des deux lieux de culte musulman de la commune. Un rassemblement qui avait été demandé par le mouvement nationaliste ADSAV et Résistance républicaine, se présentant comme un "mouvement anti-islamisation".

Cet appel découlait vraisemblablement de la teneur d'un récent prêché de l'imam de cette mosquée, Rachid Abou Houdeyfa. Ce dernier avait ainsi déclaré devant des enfants qu'"Allah n'aime pas la musique parce que c'est le diable qui l'aime" et que "ceux qui chantent, le prophète dit qu'ils seront engloutis sous la terre, transformés en singes ou en porcs".

Mosquée Sunna : environ 150 manifestants demandent sa fermeture à Brest

Pour Ronan Le Gall, porte-parole d'ADSAV dont les propos nous sont rapportés par Le Figaro, "nous assistons à un endoctrinement des enfants, comme dans des sectes, le préfet et le procureur doivent réagir". Une réaction devant prendre la forme, selon lui, d'une décision de "fermer les mosquées salafistes".

Pour l'imam, ses propos n'étaient "pas à prendre au premier degré"

En guise d'explications, l'imam Abou Houdeyfa avait indiqué sur son site internet que ses "propos concernant la transformation portaient sur une métaphore" et qu'ils n'étaient "pas à prendre au premier degré". En ayant ajouté que la vidéo "datait d'un peu moins de deux ans" et que "s'[il était] amené à traiter le même sujet aujourd'hui, [il] ne l'[aurait] pas abordé de la même manière". Il est à noter qu'en ce même samedi, une contre-manifestation d'une centaine de personnes s'est également tenue à Brest, ses participants ayant quant à eux affirmé "ne pas cautionner les propos de l'imam" tout en disant s'opposer à "l'instrumentalisation raciste et islamophobe qui en est faite". Rappelons que fin septembre, le nouveau président du Conseil français du culte musulman Anouar Kbibec était apparu ahuri face à la prêche de l'imam, et d'avoir alors affirmé que cette affaire "posait la question de l'habilitation des imams en France".

Crédits photos : Rrrainbow/Shutterstock

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