Birmanie : un leader étudiant interpellé après des mois de fuite

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Après avoir tenté d'échapper à une vague d'arrestations de manifestants pacifiques en mars dernier, un leader étudiant birman a finalement été interpellé jeudi.

Ce leader étudiant était en fuite depuis plusieurs mois après avoir esquivé la vague d'arrestations de mars dernier qui avait ciblé une centaine de manifestants pacifiques. Lesquels avaient tenté de faire entendre leur voix en opposition à une réforme de l'éducation décidée par le gouvernement de Birmanie, avant qu'une dizaine d'entre eux ne soient donc coupés dans leur écran par les forces de l'ordre.

Le président de la Fédération birmane des syndicats étudiants a ainsi été interpellé jeudi par les autorités. Un officier de police de Rangoun ayant souhaité conserver l'anonymat et dont les propos sont rapportés par Le Parisien indique que "le leader étudiant Kyaw Ko Ko a été arrêté hier [jeudi] après-midi. Il est maintenant en train d'être interrogé."

Un leader étudiant arrêté en Birmanie et interrogé

On ignore cependant le lieu où ce leader étudiant a été arrêté ainsi que l'endroit où il est désormais détenu. Les conditions dans lesquelles les forces de l'ordre birmanes avaient mis fin à la manifestation du mois de mars ont notamment fait craindre il y a peu à Amnesty International un possible retour aux "vieilles habitudes" de la junte.

54 manifestants toujours derrière les barreaux

Rappelons que sur les 81 étudiants poursuivis dans le cadre d'une opposition à une réforme éducative, plus de la moitié d'entre eux (54) sont toujours derrière les barreaux en attendant que s'achève leur procès à Letpadan. Et la répression n'apparaît pas seulement physique, puisque il y a quelque temps, des messages publiés sur Facebook au sujet de l'armée birmane ont valu à deux personnes d'être arrêtées. Les élections législatives du 8 novembre prochain approchant, l'assurance d'un renversement de la situation a été logiquement prononcée par l'opposante Aung San Suu Kyi. Cette dernière ayant ainsi dénoncé à son tour cet apparent retour en arrière du gouvernement en place, sa promesse concernant une transition démocratique pressentie pour s'achever dans un peu plus d'une semaine.

Crédits photos : Vladimir Melnik / Shutterstock.com

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