Béziers: le maire Robert Ménard prêt à tester des "patchs anti-ondes"

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Société Robert Ménard, maire de Béziers, lors d'un conseil municipal le 5 mai 2015
Robert Ménard, maire de Béziers, lors d'un conseil municipal le 5 mai 2015

Le maire de Béziers Robert Ménard va prochainement tester des "patchs anti-ondes" sur des agents municipaux volontaires. Une initiative qui ne semble pas faire l'unanimité au sein du conseil municipal.

Le 5 mai dernier, et pour reprendre les termes du procès-verbal délivré par la ville de Béziers, "le conseil municipal s'est réuni en séance publique sous la présidence de M. Robert Ménard, maire". Le document indiquait entre autres l'adoption d'une convention de partenariat avec la société Ginko.

Le site metronews se veut un peu plus informatif quant à l'activité de cette entreprise, à l'origine ainsi de la fabrication de "patchs anti-ondes" supposément capables de protéger des ondes électro-magnétiques. Et il a donc été décidé de tester ces fameux patchs sur trente agents municipaux volontaires. À compter du 17 juin, la société biterroise distribuera gratuitement vingt patchs "à apposer sur les ordinateurs".

Capture d'écran du site de Genko qui propose des patchs anti onde pour ordinateurs

Capture d'écran du site de Genko qui propose des patchs anti onde pour ordinateurs

Patchs anti-ondes : Robert Ménard veut tester leur efficacité sur des agents municipaux

Cent patchs seront quant à eux réservés aux téléphones portables et "dix pendentifs large spectre à porter sur soi" devront également prouver leur utilité. On apprend de même qu'une "évaluation clinique de certaines performances musculaires sera effectuée sur trente volontaires", quinze d'entre eux allant pour leur part se voir administrer un placebo.

Capture d'écran du site de Ginko qui propose des patchs anti onde

Le patch anti onde pour téléphone portable

Un risque supposé d'exposition accrue

Parmi les élus ayant voté contre ce partenariat, Aimé Chouquet, estimant qu'"on demande ni plus ni moins à des employés municipaux de jouer les cobayes". Car s'il est vrai que ce test a pour but de vérifier l'efficacité de ces patchs, pas certaine du tout pour l'association Robin des Toits, il représenterait aussi un risque pour ces agents. En septembre 2013, un rapport de l'ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) affirmait en effet que "les protections qui modifient les performances radioélectriques des téléphones mobiles, en dégradant par exemple les capacités de réception, risquent, dans des conditions d’utilisation réelles, d’augmenter le niveau d’exposition de l’utilisateur". Même si Ginko France se veut rassurant en déclarant que "des études menées depuis deux ans prouvent l'efficacité des patchs".

Crédits photos : © AFP PASCAL GUYOT

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