Béziers : des pharmaciens suspectés de trafic de médicaments

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France L'ibuprofène, l'un des médicaments les plus utilisés contre la douleur et l'inflammation, accroît légèrement le risque de faire un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC), mais uniquement s'il est pris à très forte dose, selon l'Agence européenne du médicament (EMA)
L'ibuprofène, l'un des médicaments les plus utilisés contre la douleur et l'inflammation, accroît légèrement le risque de faire un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC), mais uniquement s'il est pris à très forte dose, selon l'Agence européenne du médicament (EMA)

Depuis lundi matin, cinq personnes sont en garde à vue à Béziers dont un couple de pharmaciens pour des soupçons de trafic de médicaments.

Depuis ce lundi matin, les locaux du commissariat de Béziers détiennent cinq personnes en garde à vue dans le cadre d'une affaire de trafic de médicaments. Parmi elles se trouvent un couple de pharmaciens soupçonnés de s'être livré à la vente de médicaments classés comme stupéfiants, dont du Skenan.

Nos confrères du Midi Libre ajoutent d'ailleurs que l'établissement de ces pharmaciens a été fermé. Ces gardes à vue interviennent plusieurs mois après la découverte, par un contrôleur de la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie), qu'un assuré avait réceptionné environ 750 boîtes d'un médicament renfermant de la morphine.

Trafic de médicaments : 5 personnes placées en garde à vue à Béziers

Après enquête, il a été établi que la quasi-totalité de ces médicaments provenaient tous de la même pharmacie. Le CPAM estime un manque à gagner de 300.000 euros attribué à ce trafic, et 360.000 euros d'avoir également été retrouvés par les enquêteurs au domicile du couple de pharmaciens. À noter que les récentes interpellations concernaient également trois toxicomanes de Bédarieux et de Béziers, lesquels étaient toujours entendu par les policiers en début d'après-midi.

L'alerte de la CPAM au syndicat des pharmaciens de l'Hérault

Frédéric Abbecassis, président du syndicat des pharmaciens de l'Hérault, a déclaré qu'il lui sera impossible de défendre ces pharmaciens si jamais leur culpabilité était prouvée, tout en indiquant qu'ils restaient innocents jusqu'à preuve du contraire : "J'ai du mal à défendre tous les pharmaciens qui sont dans leur bon droit quand ils doivent faire face à des difficultés. Dans le cas présent s'il s'avère que tout est vrai je ne pourrai pas le faire. Maintenant jusqu'à preuve du contraire, ils sont innocents. Par ailleurs, il y a environ un an la CPAM  de l'Hérault, via le service médical qui est une commission officielle, avait prévenu les syndicats que des délivrances totalement anormales de Skenan avaient été remarquées sur Béziers. Nous avions signalés à nos adhérents que des contrôles étaient mis en place."

Crédits photos : © AFP/Archives Fred Tanneau

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