Béziers : des menaces de mort contre des opposants à Ménard

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France
Robert Ménard, maire de Béziers, lors d'un conseil municipal le 5 mai 2015

Cette semaine, plusieurs opposants au maire de Béziers Robert Ménard ont reçu des menaces de mort au siège local du Parti communiste.

On apprend qu'en milieu de semaine, trois opposants politiques au maire de Béziers Robert Ménard ont reçu, au siège local du Parti communiste, une lettre d'insulte accompagnée de menaces de mort. La missive, pas épargnée par les fautes d'orthographe, désigne en particulier Aimé Couquet, élu municipal et Linda Mendy-Hamdani et Mehdi Roland, responsables associatifs.

La lettre, nous apprennent nos confrères du Figaro, a été envoyée le 21 octobre dernier, et l'on y voit en guise d'entête un dessin représentant des membres du Ku Klux Klan. À noter de même que ce courrier n'a pas été signé. Ce ciblage de l'opposition peut trouver son origine dans la position prise par cet élu et ces responsables face à la politique de Robert Ménard, spécifiquement sur la question des réfugiés syriens. Le journal municipal du 15 octobre les avait même présentés tels des "militants de la haine".

Opposants à Robert Ménard : des menaces de mort dans une lettre non signée

Pour Aimé Coquet, ce lien est pour le moins évident : "Par ses propos et ses interventions musclées, le maire de Béziers crée dans notre ville un climat délétère, de suspicion et de dénonciation. Peut-être cela pèse-t-il dans le comportement de certains individus qui croient que tout est permis ? Ce n'est pas cela qui nous fera reculer dans notre résistance."

Le maire de Béziers déplore l'"attitude minable" d'Aimé Coquet

Et si l'élu municipal ne souhaite pas porter plainte, Mehdi Roland n'exclut quant à lui pas cette démarche. Le maire de Béziers a pour sa part, et dans un premier temps, condamné l'acte d'un "abruti", avant de s'en prendre à Aimé Coquet : "Mais utiliser politiquement cette histoire, c'est minable. Je ne rends personne responsable des graffitis me visant. Aimé Couquet a une attitude minable. Si ces faits sont graves, on commence par porter plainte avant de prévenir la presse."

Crédits photos : © AFP PASCAL GUYOT

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