Bernard Cazeneuve n'entend tolérer "aucun écart" de la police

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Politique Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve
Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve

En déplacement à Marseille, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve y a déclaré qu'il ne tolèrera "jamais aucun écart" des forces de l'ordre, et que les policiers contrevenants s'exposent à de très fermes sanctions.

Il y a quelques jours encore, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve était à Bruxelles suite aux attentats ayant récemment frappé la capitale belge. Vendredi, il se trouvait à Marseille dans le cadre d'une cérémonie organisée à l'occasion du départ du directeur départemental de la sécurité publique dans les Bouches-du-Rhône Pierre-Marie Bourniquel.

M. Cazeneuve a notamment réagi aux récents faits mettant en cause les forces de l'ordre (la diffusion d'une vidéo dans laquelle les forces de l'ordre semblent violenter un jeune à Paris et la mise en examen d'un policier marseillais soupçonné de vol de drogue). Et de rappeler l'une de leurs mission premières : "Les forces de l'ordre doivent être absolument exemplaires, à chaque instant irréprochables. Je ne tolérerai jamais aucun écart".

Écarts de la police : "pas d'impunité" pour Cazeneuve

Dans des propos repris par nos confrères de l'Écho Républicain, le ministre de l'Intérieur a ajouté que les policiers "qui outrepasseraient leurs prérogatives doivent être sanctionnés avec la plus grande fermeté. Celles et ceux qui se compromettraient avec la délinquance doivent être sanctionnés avec la plus grande sévérité".

Bernard Cazeneuve a poursuivi en indiquant qu'"il n'y a pas d'impunité pour ceux qui franchissent la ligne jaune". Et comme pour tenter de regagner la confiance éventuellement égratignée des Français envers les représentants de l'ordre, le ministre a signifié "le respect que la police doit au citoyen, et qui implique que dans chacun de ses comportements elle soit irréprochable", de même que "le respect que chaque citoyen doit aux forces de l'ordre compte tenu de l'engagement qui est le leur (allant) jusqu'à leur sacrifice".

L'IGPN saisie après la diffusion de deux vidéos

Rappelons que l'inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après qu'un homme de 32 ans a été possiblement blessé par des policiers jeudi à Nantes, ce que semble attester une vidéo. Les services de la "police des polices" ont également été invités à se prononcer sur la récente et possible agression policière, elle aussi filmée, d'un jeune à Paris.

Crédits photos : © Pascal Potier (Visual Press Agency) pour Public Sénat/Phototele

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