Bercy lance un comparateur de frais bancaires

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Économie Page d'accueil du site de comparaison des frais de banque.
Page d'accueil du site de comparaison des frais de banque.

A l'occasion du lancement d'un comparateur de frais bancaires, le ministre des Finances Michel Sapin invite les Français à "faire jouer la concurrence".

"Il faut comparer les frais facturés par les banques et ne pas hésiter à faire jouer la concurrence en changeant d'établissement". Michel Sapin a ouvertement encouragé ses compatriotes à changer de banque lundi, peu avant le lancement d'un site Internet gratuit comparant nombre de frais bancaires pratiqués dans notre pays.

Le comparateur de tarifs bancaires est en ligne

Ce site public est d'une facilité d'utilisation déconcertante, et se présente en trois étapes :

  • choix du type d'établissement (tout type, en ligne ou en agence),
  • sélection du département,
  • et enfin services à comparer (jusqu'à 6 maximum, du nombre de retraits gratuits par moi dans le distributeur d'une autre banque aux frais de tenue de compte, en passant par l'abonnement par SMS de la situation d'un compte).

Les résultats, présentés par ordre alphabétique (site public oblige) sont donc l'occasion, selon Michel Sapin, de "comparer, mettre en concurrence, et pouvoir changer", selon ses propos sur iTélé.

"Faciliter le changement d'établissement"

Pour le ministre, "aujourd'hui on change très difficilement de banque". Mais dès le début de l'année prochaine, la mise en place d'un accord de mobilité bancaire visant à changer de banque et en laissant à ces dernières le soin de s'assurer notamment du transfert des domiciliations, devrait faciliter de telles démarches. Mais ce n'est pas tout : Michel Sapin a aussi fait part aux banques de son souhait de les voir limiter les commissions liées aux paiements par carte bancaire, pour que celles-ci puissent être utilisées "dès le premier euro".

Mais que pensent les consommateurs de ce comparateur ? Si le site n'a été lancé qu'il y a de cela quelques heures, Serge Maître, secrétaire général de l'Association française des usagers des banques reste sur le qui-vive : "Ce mécanisme repose, théoriquement, sur la capacité du consommateur à comparer les tarifs. Or, disons-le tout de suite, voici un foisonnement de chiffres qui ne permettra pas une comparaison", a-t-il déclaré sur LCI.

Crédits photos : Capture écran.

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