Ben Stiller en rémission d'un cancer de la prostate : "C'est arrivé d'un coup"

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Ben Stiller dans le teaser de "Zoolander II"

Le comédien américain Ben Stiller raconte son expérience du cancer de la prostate dont il est aujourd'hui en rémission. Pour lui, réaliser le test PSA lui a sauvé la vie.

Le 13 juin 2014, le comédien américain Ben Stiller était diagnostiqué d'un cancer de la prostate. Un information que le principal concerné, alors âgé de 48 ans, a délivré mardi dans le cadre d'un entretien réalisé pour le Howard Stern Show : "C'est arrivé d'un coup, je n'ai rien vu venir, je n'en avais aucune idée".

Et Ben Stiller d'avoir, dans le même temps, signé une longue tribune sur le site Medium dans laquelle il raconte son expérience de la maladie : "'Alors, oui, c'est un cancer.' Du tac au tac, mon urologue est passé de la difficulté d'être allé chercher sa fille à l'école ce matin à l'annonce du diagnostic de mon cancer. Deux semaines plus tôt, je n'avais même pas d'urologue".

Cancer de la prostate : Ben Stiller remercie le test PSA

Le comédien ajoute plus loin que le 17 septembre 2014, soit un peu plus de trois mois après le diagnostic de son cancer de la prostate, il apprenait que la maladie l'avait quitté. Ben Stiller déclare s'être informé sur cette tumeur en renseignant un moteur de recherche comme suit : "Hommes qui ont le cancer de la prostate". Après avoir découvert des personnalités toujours en vie,  l'acteur alors plus optimiste sur le sujet a modifié sa recherche afin de connaître les noms de ceux ayant succombé à ce cancer. Un action qu'il déconseille après coup.

Ben Stiller se décrit comme "incroyablement chanceux" d'avoir vaincu la maladie grâce à une détection précoce réalisée au travers d'un test qu'il n'avait pas forcément à effectuer : "Faire le test PSA [NDLR : pros­tate-speci­fic anti­gen] m'a sauvé la vie. Littéralement. C'est pourquoi j'écris là maintenant. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de controverses autour de ce test. [...] L'essentiel pour moi : j'ai été suffisamment chanceux pour avoir un docteur qui m'a donné ce qu'on appelle un test PSA 'de base' quand j'avais aux alentours de 46 ans."

L'American Cancer Society égratignée

Aujourd'hui en rémission, le comédien estime qu'il n'aurait possiblement pas survécu à cette épreuve du cancer s'il avait patienté jusqu'à la cinquantaine : "Si j'avais attendu d'avoir 50 ans, comme le recommande l'American Cancer Society, je n'aurais appris pour ma tumeur grandissante que deux ans maximum après en avoir été soigné. S'il [NDLR : l'interne lui ayant fait faire le test PSA] avait suivi les directives de l'US Preventive Services Task Force, je n'aurais jamais fait de test du tout, et n'aurait eu connaissance de mon cancer qu'au moment où il aurait été bien trop tard pour le traiter efficacement."

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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