Bébé mortellement secoué à Montrouge : une assistante maternelle et son mari mis en examen

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France Photo d'illustration. La balance de la justice.
Photo d'illustration. La balance de la justice.

Fin novembre, une assistante maternelle de Montrouge et son mari ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Le couple est accusé d'avoir secoué un bébé de 10 mois, entraînant ainsi sa mort.

Les faits remontent au 24 novembre dernier. En ce jour, un petit garçon de 10 mois est admis au service de soins intensifs de l’hôpital Necker, à Paris. L'assistante maternelle en charge de sa garde avait alors parlé d'"un malaise" pour expliquer la présence du bébé au sein de l'établissement.

Les parents de l'enfant se verront toutefois délivrer un verdict d'apparence plus alarmant. Cité par nos confrères de Libération, leur avocat Me de Combles de Nayves a ainsi déclaré que "dès que les parents sont arrivés à l’hôpital, on leur a parlé d’un syndrome du 'bébé secoué'." Victime d'une hémorragie interne, le bébé aura subi une opération du cerveau et été hospitalisé plusieurs jours, sans succès. Son décès a été prononcé en fin de semaine dernière.

Une assistance maternelle et son mari sous contrôle judiciaire dans l'affaire du bébé secoué de Montrouge

On apprend également que l'assistante maternelle, âgée de 54 ans et originaire de Montrouge (Hauts-de-Seine), a été placée en garde à vue le 28 novembre en compagnie de son mari de 65 ans. Tous deux ont ensuite été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Le parquet avait pourtant requis le placement en détention provisoire de la nourrice.

"La priorité absolue, c'est de comprendre ce qui s'est passé"

L'assistance maternelle et son époux ont nié les faits leurs étant reprochés. La femme, détentrice d’un agrément du Conseil départemental depuis la fin des années 90, disposait jusqu'alors d'un casier judiciaire vierge. Pour l'avocat des parent de l'enfant, "la priorité absolue, c’est de comprendre ce qui s’est passé. Pour l’instant, rien n’est expliqué. Le malaise comme origine des symptômes, ça n’est pas entendable." Et d'ajouter que "les parents ne comprennent par ailleurs pas très bien comment ces gens-là restent libres, qui plus est à côté de chez eux, puisqu’ils vivent à 200 m du domicile de mes clients".  Il est enfin attendu que l’information judiciaire ayant été initialement ouverte pour coups ayant entraîné une infirmité permanente soit, dans un délai plus ou moins grand, requalifiée en coups mortels sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité.

Crédits photos : Shutterstock.com

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