La Banque de France veut supprimer le billet de 500 euros

Par , publié le | modifié le
Économie Le billet de 500 euros, montré du doigt pour son rôle dans le financement du terrorisme, pourrait disparaître, les dirigeants européens ayant appelé vendredi la BCE à décider de son sort
Le billet de 500 euros, montré du doigt pour son rôle dans le financement du terrorisme, pourrait disparaître, les dirigeants européens ayant appelé vendredi la BCE à décider de son sort

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, s’est déclaré en faveur de la suppression du billet de 500 euros.

Le billet de 500 euros n’en finit pas de diviser et à mesure que les semaines passent, son sort semble de plus en plus incertain. Alors que Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes Publics annonçait il y a peu être favorable à la suppression de la plus grosse coupure en euros qui servirait plus à « dissimuler » qu’à « acheter », c’est au tour de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France de donner son point de vue sur la question.

La Banque de France veut lutter contre le blanchiment d’argent

C’est dans une interview publiée dans les colonnes du journal économiques Les Échos que le gouverneur de la Banque de France a tenu à affirmer sa position sur le billet de 500 euros. François Villeroy de Galhau est également pour la suppression du billet violet, car selon lui, « Il s’agit d’un élément de mobilisation pour lutter contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme ».

Le sort du billet de 500 euros devrait donc être discuté lors d’une réunion du Conseil des gouverneurs le 4 mai prochain selon Reuters. Réunion au cours de laquelle la Banque Centrale Européenne (BCE) pourrait très certainement annoncer la mise hors service progressive du billet de 500 euros.

L’Allemagne veut garder le billet de 500 euros

S’il existe de nombreuses voix contre le billet de 500, ce dernier a encore un soutien de poids, notamment en Allemagne déjà très critique à l’encontre de la politique monétaire de la BCE.

Ainsi Carl-Ludwig Thiele, membre du directoire de la Bundesbank en charge de l’argent fiduciaire en Allemagne ressort l’argument de la liberté individuelle pour défendre le billet de 500 euros. « Les citoyens ne devraient pas devenir automatiquement suspects », a-t-il notamment déclaré.

Crédits photos : © AFP MIGUEL MEDINA

Partager cet article