AXA estime que la "taxe attentat" est désormais insuffisante

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France Hommage aux victimes de l'attentat de Nice, le 15 juillet 2016 à Strasbourg
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice, le 15 juillet 2016 à Strasbourg

Créée en 1986 le fond de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI), pourrait ne plus être suffisant d’après le directeur général d’Axa France.

Jacques de Peretti, directeur général d’Axa France a estimé ce mercredi 03 août, lors de la présentation des résultats semestriels du groupe Axa, que le fameux fond de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI) pourrait rapidement devenir insuffisant pour faire face à la multiplication des attentats qui touchent notre pays depuis plusieurs mois.

Durant son intervention, Jacques de Peretti a déclaré : « Jusqu’à présent, les actes terroristes coûtaient une somme très modique au fonds de garantie, toujours moins de 10 millions par an », ajoutant : « il est clair qu’aujourd’hui, au cours des dix-huit derniers mois, c’est à plusieurs centaines de millions d’euros que le fonds doit faire face ».

Aujourd’hui, le FGTI est doté d’une réserve de 1,3 milliard d’euros, financé par les apports des cotisants aux contrats d’assurance auto ou habitation, à hauteur de 4,30 euros par an. Ce fond est destiné à indemniser les victimes d’attentat, les personnes atteintes psychologiquement ou les ayants droits des défunts.

Pour l’unique série d’attentats du 13 novembre 2015 en région parisienne, le fond de garantie des victimes des actes de terrorisme estime devoir verser entre 300 et 350 millions d’euros. Depuis, la liste des personnes s’est lourdement allongée avec l’attentat du 14 juillet 2016, qui a fait 84 morts et plus de 300 blessés.

Les responsables du FGTI assurent pouvoir faire face à leur mission et estiment que le fond « n’est pas remis en cause, simplement des ajustements sur son financement seront nécessaires ».

Crédits photos : © AFP FREDERICK FLORIN

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