Auxerre : il serait mort d'une crise cardiaque lors de son interpellation

Par , publié le
Faits Divers
Illustration. Un véhicule de la police.

Dans la nuit de jeudi à vendredi à Auxerre, un homme d'une trentaine d'années est mort lors de son interpellation. Il pourrait avoir succombé à une crise cardiaque.

Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 janvier à Auxerre (Yonne). Un homme âgé de 37 ans est décédé durant son interpellation, opérée alors qu'il était visiblement en train de détruire son propre appartement et de lancer des objets par la fenêtre.

Il est aux alentours de 23h30, comme le rapportent nos confrères de France Bleu, quand les policiers interviennent dans l'immeuble du trentenaire. Pour la procureur de la République d'Auxerre, Sophie Macquart-Moulin, le comportement de l'individu, décrit tel un "forcené", a contraint les autorités à utiliser la force.

Elles qui étaient devant un homme qui prétendait "être Jésus, qui dégradait totalement son appartement, qui manipulait d'ailleurs une barre d'haltères pour les menacer avec. Donc face à cette crise de démence qui était évidente, [les policiers] ont dû faire usage de leurs armes de neutralisation : un flash-ball - avec un seul tir - puis plaquer au sol l'intéressé. Ils ont constaté effectivement qu'il était en train de faire un arrêt cardiaque."

Interpellation mortelle à Auxerre d'un "forcené" de 37 ans

Les pompiers et le SAMU vont alors tenter de réanimer l'homme, sans succès. La question peut maintenant se poser d'un décès causé par la manœuvre des policiers. Une hypothèse que la procureur n'exclut pas sans toutefois vouloir la privilégier : "En l'état des éléments dont je dispose, il n'y a pas lieu de penser à une bavure policière mais, encore une fois, l’enquête est en cours." Et d'ajouter plus loin : "Certes, on pense tout de suite à l'usage de ces armes de neutralisation mais il convient de rappeler que nous avons affaire à un individu, voilà, qui avait de gros problèmes psychiatriques, qui avait un suivi médical en conséquence, un suivi lourd, et qui pouvait, peut-être au moment des faits, se trouver également sous l'emprise de produits toxiques qui ont pu contribuer à la survenance de son décès".

Une autopsie et une expertise toxicologique demandées

C'est à la police judiciaire d'Auxerre qu'a été confiée l'enquête, une autopsie et une expertise toxicologique ayant, au passage, également été requises par le parquet pour faire toute la lumière sur cette affaire. Tout autant d'opérations qui, selon le souhait de Mme Macquart-Moulin, pourront permettre de déterminer avec précision les circonstances du décès :

"Je souhaite que toutes les investigations soient menées pour informer la famille du défunt mais également pour que les choses soient très claires avec les services de police qui sont intervenus."

Crédits photos : Shutterstock.com

Partager cet article