Attentats du 13 novembre : rien ne serait arrivé avec la cryptographie selon la NSA

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International Michael Rogers de la NSA
Michael Rogers de la NSA

Dans une récente interview accordée à Yahoo, le directeur de la NSA Michael Rogers a indiqué qu'avec le recours à la cryptographie, les attentats du 13 novembre 2015 n'auraient pas eu lieu.

Les attentats du 13 novembre 2015 ont notamment pu se produire par le recours, du côté des djihadistes, à des outils de communication cryptées. Sans l'usage de ces technologies, les terroristes auraient échoué dans leur manœuvre. C'est ce qu'a déclaré le directeur de la NSA (Agence de sécurité américaine) Michael Rogers dans un entretien accordé à Yahoo News la semaine passée.

Cité par nos confrères du Figaro, M. Rogers a ainsi signifié que, d'après lui, "certaines des communications" des djihadistes "étaient cryptées", une situation ayant donc contrarié les services de renseignements qui souhaitaient localiser les terroristes. Et d'ajouter : "Clairement, si on avait su, Paris n'aurait pas eu lieu". Des attaques survenues à Paris et à Saint-Denis et qui auront causé la mort de 130 personnes.

NSA : des communications cryptées entre les djihadistes des attentats du 13 novembre

Le directeur de l'Agence de sécurité américaine s'est positionné en faveur du cryptage quand celui-ci permet de bénéficier d'une sécurité certaine sur la toile. Il a néanmoins émis un bémol en direction de certains appareils que même des injonctions de justice ou des autorités ne parviennent pas à faire décrypter : "Est-ce que le cryptage rend vraiment plus difficile pour nous d'accomplir notre mission? Oui".

Sécurité des données personnelles : le gouvernement américain et Apple en désaccord

Il est à souligner que cet entretien a été publié mercredi, alors que le gouvernement des États-Unis et les géants technologiques (pour ne pas citer Apple en tant que principal concerné) n'apparaissent pas sur la même longueur d'ondes concernant la protection des données contenues dans des smartphones supposément inviolables. Ainsi, une juge américaine, qui avait demandé à Apple d'accorder sa permission à la police fédérale pour que cette dernière accède au contenu crypté d'un iPhone de l'un des responsables de la tuerie de San Bernardino, a vu sa requête rejetée par la firme de Cupertino.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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