Attentats 13 novembre : Jesse Hughes dérape encore

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France Jesse Hughes, chanteur et guitariste de Eagles of Death Metal
Jesse Hughes, chanteur et guitariste de Eagles of Death Metal

Deux mois après avoir tenu des propos déjà polémiques, et malgré les excuses qui s'en étaient suivies, le leader des Eagles of Death Metal a semble-t-il fait le dérapage de trop.

Six mois après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Jesse Hughes a une nouvelle fois dérapé dans une interview accordée à un site web américain d'extrême-droite. Racisme, théorie du complot, tout y passe et tout cela ne vas pas redorer son blason, déjà entaché par des déclarions polémiques en mars dernier.

Jesse Hughes : "(...) la jalousie des Arabes à notre égard"

Petit retour en arrière tout d'abord : en mars dernier, Jesse Hughes avait affirmé à Fox Business que les agents de sécurité du Bataclan étaient sans doute de mèche avec les terroristes. Devant l'ampleur de la polémique, et des propos que la direction du Bataclan avait jugé diffamatoires, il avait vite présenté ses excuses.

Mais le 14 mai dernier, dans un entretien avec Taki's Magazine, le leader des Eagles of Death Metal s'est à nouveau confié sur la tuerie de la salle de spectacles. Repris par Les Inrocks, l'entretien ne passe pas inaperçu puisque non content d'"oublier" qu'il a fait des excuses, il récidive : "J'ai eu beaucoup de problèmes après avoir dit que des membres du staff étaient complices. Mais je suis certain qu'ils étaient là très tôt", affirme-t-il en ajoutant : "Je me souviens d'eux en train de fixer mon pote. J'ai juste mis ça sur le compte de la jalousie des Arabes à notre égard (...) Quand un musulman voit un Américain un peu arrogant et tatoué, il le fixe".

"J’ai vu des musulmans fêter les attaques dans la rue (...) en temps réel !"

Et le délire continue quand il affirme avoir vu l'un des assaillants avant l'attaque : "J'ai compris plus tard qu'il s'agissait d'Abdeslam qui regardait mon ami, pensant certainement qu'il s'agissait d'une menace". Pas de chance sur ce point, Salah Abdeslam n'était pas sur les lieux de l'attentat. Pas plus que son frère.

Et que dire de ces propos complotistes : "J'ai vu des musulmans célébrer les attaques dans la rue pendant qu'elles se déroulaient. Je l'ai vu de mes propres yeux. En temps réel! Comment pouvaient-ils savoir ce qui était en train de se passer ? Il y a très certainement eu une coordination". Sans oublier une petite mention aux armes dont devrait être en possession chaque citoyen américain, un point que Jesse Hughes aime souvent aborder :"Il est difficile parler des attaques sans donner l’impression que l’on blâme les victimes, mais il est impossible de nier que la peur de l’islamophobie et des armes ont mené à beaucoup de morts".

Crédits photos : Capture écran Dailymotion

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