Attentat d'Istanbul : la mort d'un enfant vient alourdir le bilan

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La mère d'une victime du triple attentat qui a frappé l'aéroport international Atatürk d'Istanbul, à Istanbul le 29 juin 2016

Le bilan de l'attentat d'Istanbul, qui a endeuillé la capitale turque mardi et qui n'a toujours pas été revendiqué, s'est alourdit hier après l'annonce de la mort d'un enfant de 4 ans.

L'actuel bilan du triple attentat suicide de mardi contre l'aéroport d'Istanbul, s'est hier alourdit avec la mort d'un enfant jordanien de quatre ans qui a succombé à ses blessures durant son hospitalisation dans une clinique de la capitale turque. Le bilan des morts suite à cette attaque sanglante est donc monté à 45 personnes.

20 blessés graves toujours en soins intensifs

D'après le gouvernorat d'Istanbul, 52 personnes sont toujours hospitalisées suite à cet attentat meurtrier dont 20 personnes dans un état grave sont soignées dans un service de soins intensifs. Les autorités turques précisent que sur les 45 personnes décédées, 19 étaient étrangères. L'enfant de 4 ans, dont le décès a été annoncé hier, mais dont le sexe n'a pas été précisé, était lui, de nationalité jordanienne.

Les forces de police de Turquie sont toujours à la recherche des responsables du triple attentat meurtrier commis dans l'aéroport de la capitale. Bien que toujours pas revendiqué, les soupçons se tournent vers l'Etat Islamique. Pour le chef de l'Etat turc : "Il est apparemment clair que c'est l'affaire de Daech (acronyme arabe de l'Etat Islamique)" avant d'ajouter : "leur place est en enfer". Jeudi, un responsable gouvernemental turc a indiqué que les kamikazes étaient un russe, un Ouzbek et un Kirghize.

Le cerveau des attentats serait un tchéchène recherché par la Russie

Le journal turc "Yeni Safak", particulièrement proche du gouvernement, a assuré que le cerveau de l'attaque kamikaze est un homme d'origine tchéchène recherché par la Russie. Akhmed Tchataïev est recherché pour terrorisme par les autorités russes. Malgré plusieurs arrestations dans des pays européens, il a systématiquement été relâché sans être remis aux autorités russes.

Akhmed Tchataïev avait été arrêté en Bulgarie il y a quelques années. Il avait subit une amputation mais les autorités bulgares n'avaient pas voulu le remettre à Moscou, arguant un curieux statut de réfugié politique en Autriche. Capturé il y a quelques mois en Géorgie, il avait, là aussi été libéré.

Crédits photos : © AFP BULENT KILIC

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