Attentat de Nice : en dépit des critiques, Cazeneuve ne démissionnera pas

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Politique Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve
Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve

Pas épargné par les critiques lui reprochant des mesures de sécurité insuffisantes au sortir de l'attentat de Nice, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve exclut cependant toute démission de sa part, estimant ainsi "qu'on ne déserte pas le combat contre le terrorisme".

Après les tueries parisiennes de l'année dernière, de nouvelles attaques terroristes étaient pressenties pour meurtrir davantage une France plus que jamais dans le viseur de Daesh. En dépit de la prolongation de l'État d'urgence censé prévenir au maximum le risque d'offensives terroristes, l'attentat de Nice survenu le 14 juillet pouvait-il toutefois être évité ?

Pour l'opposition, la réponse semble être "oui", le maire Les Républicains (LR) de Nice Christian Estrosi  ayant par exemple déploré des effectifs de police insuffisants à ses yeux, alors qu'il venait juste de demander des renforts au gouvernement. Principale cible des critiques, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Et ce dernier d'y avoir répondu dans un récent entretien accordé au Monde.

Cazeneuve salue "le courage des policiers" après l'attentat de Nice

M. Cazeneuve a notamment signifié la complexité relative à la détection d'attaques de ce genre : "Ceux qui prétendent savoir garantir le risque zéro mentent aux Français. Il est extrêmement difficile de détecter la préparation d’un tel attentat, et je veux saluer le courage des policiers et la rapidité de leur intervention."

Le ministre regrette dans le même temps "les polémiques qui abaissent la parole publique et risquent d’affaiblir le pays". Et tout en se disant "favorable à une structure permanente d’échanges d’informations", de dénoncer les sorties du Front national (FN) : "En attisant les antagonismes par les discours, le FN prête la main à l’objectif des terroristes : créer des fractures insurmontables. Il est une force de dislocation de la République et de la nation."

Pas de démission pour ne pas "déserter le combat"

Et si cette piste est assez souvent évoquée par une opposition désirant couper les têtes qui lui déplaisent au sein d'un gouvernement, Bernard Cazeneuve a exclu de démissionner de son poste de ministre de l'Intérieur, considérant ainsi "qu'on ne déserte pas le combat contre le terrorisme".

Crédits photos : © Pascal Potier (Visual Press Agency) pour Public Sénat/Phototele

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