Attaques tous azimuts contre le président sud africain

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Jacob Zuma lors du forum économique mondial en 2009.

Empêtré dans des scandales et face à une situation économique désastreuse, Jacob Zuma, le président d'Afrique du Sud a, hier, été pris à parti tant dans la rue, la presse que dans le parlement.

La journée d'hier a été très difficile pour le président Jacob Zuma tant il semblait que toute l'Afrique du Sud souhaitait son départ. Dans les rues, d'importantes manifestations réclamaient qu'il parte, de nombreux journaux l'attaquaient tout comme les juges chargés d'enquêter sur les affaires d'abus de bien sociaux dont il est accusé mais c'est le parlement devant lequel il devait faire son discours sur l'état de la nation qui l'a le plus chahuté.

Accusé de différents maux

Le président sud-africain est tout d'abord englué dans différents scandales. Il est notamment accusé d'avoir utilisé les deniers publics afin de rénover à grand frais sa résidence privée. Selon les juges, le préjudice porterait sur 20 millions d'euros.

Ses adversaires politiques lui reprochent par ailleurs l'état économique désastreux dans lequel le pays est plongé. La monnaie sud-africaine a effectivement plongé, faisant perdre une partie des économies de beaucoup, créant une forte inflation et ne générant qu'une croissance quasiment atone. Le pays est plongé dans une crise économique dont il lui sera difficile de sortir, d'autant plus que la note souveraine de la nation risque d'être dégradée rendant, de fait, les taux d'emprunt plus élevés.

Un discours sur l'état de la nation particulièrement houleux

Devant s'exprimer devant le parlement afin de présenter sa politique sur l'année 2016, Jacob Zuma a rapidement été interrompu par des députés de l'opposition qui lui réclamaient des comptes. Les députés du parti radical l'ont notamment apostrophé sur le limogeage de l'ancien ministre des finances, l'état économique du pays et les scandales dans lesquels il est plongé. Le chahut a duré une heure avant que les députés de l'opposition ne quittent la salle.

Julius Malema, le dirigeant de l'EFF, le principal parti d'opposition au président, n'a pas mâché ses mots pour fustiger le leader sud-africain : "Zuma ne mérite le respect de personne, il nous a volés, il a corrompu l'économie de l'Afrique du Sud, il a transformé ce pays en blague".

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