Attaques tous azimuts contre Donald Trump qui recule dans les sondages

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International Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump s'adresse aux délégués de la Convention nationale républicaine le 21 juillet 2016 à Clevelend, Ohio
Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump s'adresse aux délégués de la Convention nationale républicaine le 21 juillet 2016 à Clevelend, Ohio

La semaine de Donald Trump a été particulièrement difficile. Le candidat à la Maison Blanche a subit des attaques de toutes parts, certaines grotesques, et a chuté dans les intentions de vote.

Même si Donald Trump a cette semaine reçu les soutiens symboliques des acteurs Clint Eastwood et Chuck Norris, le candidat à la présidence américaine a subit des attaques de toutes parts depuis Barack Obama, divers responsables gouvernementaux, mais aussi au sein de son propre camp. Le trublion de l'élection a vu les intentions de votes en sa faveur dégringoler cette semaine. Les élections présidentielles américaines sombrent cette année dans le très médiocre. La personnalité controversée des deux candidats, souvent haïs n'y est pas pour rien.

Donald Trump accusé d'avoir été recruté par Poutine

Michael Morell, qui fut directeur adjoint de la CIA et même directeur par intérim de la célèbre agence de renseignement américaine, a hier lancé une violente attaque contre le candidat républicain au travers d'une tribune dans le New York Times. L'ancien chef des espions américains a ouvertement appelé à voter pour Hillary Clinton et s'en est violement pris au candidat : "Donald J. Trump n'est non seulement pas qualifié pour le poste, mais il pourrait aussi représenter une menace pour notre sécurité nationale".

Mais l'ancien chef des renseignements a par ailleurs flirté avec le ridicule en accusant le milliardaire d'avoir été recruté par la Russie : "Dans le monde du renseignement, nous dirions que M. Poutine a recruté M. Trump comme un agent de la Fédération de Russie sans qu'il s'en rende compte". D'autres hauts responsables gouvernementaux ont, eux-aussi, tiré à boulet rouge sur le candidat républicain. L'impact de ces déclarations, issues certes de personnalités d'agences gouvernementales mais qui restent peu connues du grand public, est difficile à évaluer. En retour, le colistier de Donald Trump a ironisé sur l'ex responsable de la CIA en déclarant : "Je suppose que c'est la même CIA qui avait dit au président que l'EI (Etat islamique) était une équipe d'amateurs".

Des soutiens symboliques et des attaques au vitriol

Un peu plus tôt dans la semaine c'est Barack Obama lui-même qui avait accusé Donald Trump d'être inapte pour la fonction de chef d'Etat. Le président américain a par ailleurs mis en garde les deux candidats qui devraient prochainement recevoir des briefings confidentiels du service de renseignement afin qu'ils aient accès à des informations qui les préparent à la fonction suprême : "S'ils veulent devenir président, il faut qu'ils se comportent comme des présidents" avant d'ajouter : "cela signifie pouvoir assister à ces briefings sans en révéler le contenu".

Donald Trump attise autant la haine que la fascination. Malgré les attaques virulentes à son égard, il a reçu les soutiens de quelques stars comme Clint Eastwood ou bien encore Chuck Norris. Insuffisant en tout cas pour améliorer les intentions de vote en sa faveur. Donald Trump a encore cédé du terrain face à sa rivale Hillary Clinton dans les derniers sondages qui donnent l'ex première dame en tête avec 47.03% d'intention de vote contre 40.5 % pour Donald Trump. Hillary Clinton, tout comme Donald Trump, attise elle-aussi la méfiance des américains.

Crédits photos : © AFP/Archives Timothy A. CLARY

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