Assigné à résidence après des attouchements sur mineures, il récidive

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France Le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux. Image d'illustration.
Le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux. Image d'illustration.

A Bordeaux, un homme de 25 ans a été placé en garde à vue pour des attouchements sur mineures. Il portait un bracelet électronique et sortait de prison pour des faits similaires.

Interpelé en septembre 2015, le bordelais avait été mis en examen pour agressions sexuelles et tentative d’agression sexuelle sur de très jeunes filles. Il avait été placé en détention provisoire puis un mois plus tard, sa demande de remise en liberté ayant été acceptée, il avait été assigné à résidence et astreint à porter un bracelet électronique. Il avait interdiction de tout contact avec des mineurs, devait suivre des soins, devait régulièrement se présenter au commissariat et certains secteurs lui étaient interdits.

Il récidive sur des mineures de 12 à 14 ans

Toujours en liberté provisoire, l'homme a récidivé en utilisant les mêmes techniques. Errant à proximité des collèges, il repérait puis suivait ses victimes. Lorsque les conditions étaient favorables, il pratiquait alors des caresses et des attouchements intimes sur les jeunes filles.

Arrêté de nouveau hier, il est soupçonné d'avoir agressé 8 enfants âgées de 12 à 14 ans. Certaines ont été agressées sur les lieux de ses précédents méfaits alors qu'il lui était totalement interdit de fréquenter ces zones. C'est l'accumulation des plaintes qui ont permis de remonter jusqu'au malfaiteur surnommé "le caresseur". Il a été présenté hier à un juge d'instruction. Le parquet devrait requérir sa mise en détention.

Des parents d'élèves en colère

Arrêté hier, l'homme a reconnu les faits et justifié sa récidive par le fait que les soins qu'il a suivi ne lui ont été d'aucune aide. Le pervers profitait des heures où ses mouvements étaient plus libres, notamment pour se rendre à l'emploi qui lui avait été trouvé.

Virginie Rousseau, la présidente du Collectif des parents indépendants du collège Emile-Combes s'est exprimée au nom des parents d'élèves du secteur où l'agresseur sévissait : "En tant que parents, nous sommes choqués et atterrés qu'il ait pu récidiver quelques mois plus tard ".

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