Asnières : Deux policiers ont contracté la tuberculose en 3 mois

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France Le commissariat d'Asnières
Le commissariat d'Asnières

En l'espace de trois mois, deux cas de tuberculoses ont été détectés dans un commissariat d'Asnières-sur-Seine (Haut-de-Seine). Le commissariat est dans un état de délabrement et d'hygiène alarmants. La salubrité des lieux est pointée du doigt.

La hiérarchie se serait volontiers passée de cette affaire. A Asnières-sur-Seine, (Hauts de Seine) deux cas de tuberculose ont été signalés en l’espace de trois mois dans un commissariat. Le premier cas se déclare le 26 mars dernier, date à laquelle une fonctionnaire d’une trentaine d’année est subitement prise de violentes toux, jusqu’à en cracher du sang. Transportée aux urgences, les médecins lui apprennent qu’elle est porteuse du bacille de Koch, germe responsable de la tuberculose.

Les policiers qui ont été en contact direct avec elle, demandent à recevoir un traitement préventif, chose refusée par l’hôpital, indiquant que leur collègue n’est pas contagieuse. Ils recevront un mois plus tard une ordonnance pour une prise de sang et une radio des poumons.

Un deuxième cas de tuberculose trois mois plus tard

Alors que l’inquiétude règne dans ce commissariat, la hiérarchie préfère ne pas trop ébruiter l’affaire. "Ordre était donné de ne pas en parler. Des officiers ont demandé à des collègues de ne rien dire pour éviter les demandes de dépistage. On nous a dit que ça coûterait trop cher", raconte un fonctionnaire sous couvert d’anonymat au magazine Le Point. En outre, aucune mesure n’a été prise.

Le jeudi 2 juillet, un deuxième cas de tuberculose est confirmé sur une femme âgée de 34 ans. Une analyse médicale est actuellement en cours pour savoir si l’agent pathogène viendrait de sa collègue.

Le commissariat d'Asnières sur Seine dans un état déplorable

Alors qu’un troisième cas est actuellement en cours d’analyse, les policiers se disent inquiets de l’état d’insalubrité du commissariat d’Asnières, qui dénoncent l’hygiène déplorable. "Il n'y a même pas de savon pour se laver les mains ni de gel hydroalcoolique pour se désinfecter", raconte un agent.

Du côté du délégué syndical Alliance des Hauts-de-Seine, ces deux cas de tuberculose auraient pu être évités : "Nous effectuons des demandes récurrentes pour être équipés sanitairement. Il faut se battre pour avoir ne serait-ce que des gants en plastiques et des masques", explique Emmanuel Cravelo.

Crédits photos : google street view

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