Ariane 6 : l'Agence spatiale européenne valide la poursuite du programme

Par , publié le
Sciences Le futur lanceur Ariane 6
Le futur lanceur Ariane 6

Mardi, le conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) a donné le feu vert au développement du futur lanceur Ariane 6.

La compte à rebours est lancé pour le futur lanceur Ariane 6. Mardi, le conseil de l'Agence spatiale européenne (ESA) a sans surprise donné son feu vert au développement de celui qui devrait pouvoir être lancé à partir de 2020.

Gaele Winters, directeur des lanceurs au sein de l'ESA, résume l'unanimité de cette décision ainsi : "C'est un signal clair (...) Ariane 6 devient de plus en plus une réalité".

Un programme stratégique pour l'Europe

Alain Charmeau, président exécutif d’Airbus Safran Launchers (ASL) ne cachait pas non plus son enthousiasme : "Ariane 6 est le lanceur voulu par tous (...) C’est la confirmation totale du programme sur lequel nous travaillons d’arrache-pied depuis dix-huit mois".

Et si la fusée n'est pas encore construite, cela n'empêche pas la filiale Arianespace de commencer à vendre les futurs vols. Stéphane Israël, son patron, s'exclame : "C’est une très bonne nouvelle pour l’Europe des lanceurs et pour nos clients, Go Ariane 6, Go !".

Un programme moins coûteux que celui d'Ariane 5

Si l'Europe avait souhaité dès la fin 2014 posséder un lanceur compétitif, il sera aussi plus économe. Alain Charmeau annonce que le coût de la nouvelle fusée sera réduit de 40% à 50% par rapport à son aînée. Il s'agit ici de s'adapter à une concurrence mondiale sans merci, et l'on pense ici à SpaceX entre autres.

Si Ariane 6 devrait être prête à investir les pas de tir dans 4 ans, il devrait falloir attendre 2023 pour voir atteinte la pleine capacité opérationnelle. Afin de répondre aux différents besoins de ses futurs clients, le lanceur sera développé en deux versions. D'abordA62, munie de deux propulseurs et avec une capacité d'emport de 5 tonnes, est destinée aux clients institutionnels. A64 pour sa part, sera dotée de 4 propulseurs et d'une capacité d'emport de 10,5 tonnes; elle ciblera le marché des satellites commerciaux.

Crédits photos : ESA

Partager cet article

Pour en savoir plus