Antibiotiques : bientôt un test simple pour limiter les prescriptions superflues ?

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Santé Photo d'illustration. Un traitement médicamenteux.
Photo d'illustration. Un traitement médicamenteux.

La résistance aux antibiotiques pourrait bientôt être combattue grâce à un test sanguin, certes encore expérimental mais porteur d'espoir.

L'école de médecine de l’Université de Stanford en Californie a présenté un test qui pourrait permettre dans un futur proche de diagnostiquer si une maladie nécessite un traitement antibiotique ou non.

A l'heure où l'antibiorésistance se présente comme un réel danger, ce test sanguin serait en mesure de sauver de très nombreuses vies. En effet, à l'horizon 2050, on estime que la résistante à ces traitements causerait 10 millions de morts chaque année.

Un test sanguin défie l'antibiorésistance

C'est la génétique qui a aidé les scientifiques à établir ce test pour l'heure encore expérimental. Partons du principe, déjà démontré, que le système immunitaire ne réagit pas de la même manière, qu'il soit en présence d'une bactérie ou d'un virus. L'activité des gènes face à une infection va varier selon le cas, et en quelque sort indiquer si un simple virus ou une bactérie en est la cause.

Il y avait trop de gènes à analyser, alors seuls 7 d'entre eux ont concentré les efforts des chercheurs, comme l'explique Purvesh Khatri, co-auteur de l'étude : "Nous avions besoin d’une signature génétique composée d’un nombre réduit de gènes pour que le test soit utile en pratique".

Un test peu onéreux et rapide

Si le test a facilement été appliqué à 96 enfants, de plus vastes essais cliniques devront être mis en oeuvre. Les chercheurs ont estimé que 89% des infections bactériennes étaient détectables par ce biais, et 54% des infections virales.

Et pour le moment, un problème de taille est à écarter puisque cet outil ne donne un résultat qu'après 4 à 6 heures. Pourquoidocteur.fr rappelle en effet que "pour un patient atteint de septicémie, chaque heure qui s’écoule sans traitement augmente de 6 à 8 % le risque de décès".

Crédits photos : Shutterstock.com

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